•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La maison Chez Doris à Montréal recevra 1,9 million de dollars

Des femmes inuit mangent, assises par terre, de la viande de caribou décongelée et crue.

Chez Doris reçoit beaucoup de femmes inuit.

Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

Ismaël Houdassine

La maison Chez Doris, un refuge qui héberge un bon nombre de femmes autochtones, obtient 1,9 M$ de la Ville de Montréal.

Cette annonce a été faite lundi après-midi par la mairesse de Montréal Valérie Plante et Marie-Ève Bordeleau, commissaire aux Affaires autochtones de la métropole.

Cette subvention, qui fait partie de la Stratégie de développement de 12 000 logements sociaux de la Ville de Montréal, permettra de transformer une maison existante en un lieu d'hébergement temporaire comportant 22 lits d’urgence de nuit destinés aux femmes. Son ouverture est prévue pour l’été 2021.

« Les femmes représentent environ 25 % des personnes itinérantes à Montréal, pourtant à peu près 10 % des services destinés aux sans-abri leur sont dédiés », a déclaré Marina Boulos-Winton, directrice du refuge Chez Doris.

Ce projet qui totalise un budget de 3,4 millions de dollars est financé environs moitié-moitié par Montréal et Ottawa. Une entente de 1,6 millions de dollars entre le fédéral et le refuge devrait être conclue d'ici quelques semaines, a précisé Mme Boulos-Winton. Une annonce est prévue en avril.

Le projet « permettra d’offrir un hébergement sécuritaire, accueillant et confortable à des femmes en difficulté », a soutenu la mairesse lors de l'annonce. Ainsi, le refuge Chez Doris deviendra accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Répondre à des besoins urgents

L’espace d’hébergement temporaire de nuit pour femmes sera situé près du square Cabot à deux pas du refuge Chez Doris qui a accueilli, rien qu’en 2019, plus de 1500 personnes en difficulté. Le financement de la Ville permettra à partir de juin d'amorcer la rénovation et l’agrandissement d’un bâtiment acquis par le refuge, a déclaré Valérie Plante. Un service d’aide psychosociale y sera également offert.

« Nous essayons de répondre aux besoins et d'être aussi réactifs que possible », a précisé la mairesse, qui rappelle l’importance de l’ouverture récente au centre-ville du centre pour sans-abri Résilience Montréal à l’intersection des rues Atwater et Sainte-Catherine.

« Nous essayons toujours de trouver des moyens de mieux soutenir les populations vulnérables, a-t-elle ajouté. Le secteur du square Cabot fait d’ailleurs partie de nos priorités. Combattre l’itinérance est l’affaire de tous, c’est pourquoi nous devons travailler avec les autres paliers de gouvernement afin de trouver des solutions durables. »

Depuis le déménagement d’un autre refuge, celui d’Open Door en décembre 2018, le secteur du square Cabot est devenu un lieu de rencontre de la population itinérante et autochtone, en particulier la nuit. La population en majorité inuit qui fréquentait le refuge n'avait soudainement plus cette ressource où se tourner. Quatorze personnes sont mortes depuis l'hiver dernier, la plupart des itinérantes autochtones.

« Il existe beaucoup de détresse humaine dans le square Cabot. C’est important pour nous de répondre aux besoins des communautés marginalisées comme les Inuit et les Premières Nations », a expliqué Valérie Plante.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Autochtones

Société