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Manifestation à Montréal en solidarité avec Wet’suwet’en

Des personnes tiennent des banderoles, qui se trouvent les unes à côté des autres. L'une d'entre elles dit notamment « Wet’suwet’en solidarité ».

Des centaines de personnes se sont rassemblées à Montréal, le 21 février 2020, pour montrer leur appui à la communauté Wet’suwet’en, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Marie Lépine-Loiselle

Des centaines de personnes ont manifesté leur soutien aux chefs héréditaires des Wet'suwet'en, vendredi après-midi, au centre-ville de Montréal.

Les manifestants, qui étaient environ 1200 selon les organisateurs, se sont rassemblés à la sortie de la station de métro Saint-Laurent, où ils ont écouté des discours de militants autochtones avant de se déplacer autour de la Place des Arts. L'itinéraire n'avait pas été communiqué aux policiers au début de la marche.

La manifestation, qui s'est déroulée au son de tambour et chants autochtones, s'est terminée en fin d'après-midi.

Des centaines de personnes, certaines tenant des pancartes, marchent au milieu de la rue lors d'une journée d'hiver.

Les manifestants participant à une marche en solidarité avec Wet’suwet’en se déplacent sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Marie Lépine-Loiselle

Par leur action, les organisateurs de l'événement ont souhaité montrer à l’État que la brutalité policière ne passera pas, faisant référence notamment à l'intervention de la police fédérale dans un camp d'opposants au gazoduc Coastal GasLink, en Colombie-Britannique.

Mike Paul, un artiste innu de Mashteuiatsh qui a pris la parole au début de la manifestation, croit également que l'événement met de l'avant les souverainetés ancestrales avant des structures coloniales [les conseils de bande] qui ont été imposées et qui facilitent trop les projets destructeurs pour l'environnement comme Coastal GasLink.

Un homme portant une grosse tuque parle dans un mégaphone lors d'une journée d'hiver.

Mike Paul, un artiste innu de Mashteuiatsh, lors d'une manifestation à Montréal en solidarité avec Wet’suwet’en.

Photo : Radio-Canada / Marie Lépine-Loiselle

En entrevue, il s'est également réjoui des appuis non autochtones, comme celui du Syndicat national des cultivateurs ou encore celui de la militante environnementaliste Greta Thunberg.

Lors d'une journée d'hiver, des femmes tiennent dehors une banderole sur laquelle on peut lire « Toujours solidaires de celles et ceux qui luttent » et « IWW ».

Des membres du Syndicat Industriel des Travailleurs et des Travailleuses (SITT-IWW) ont pris part à la manifestation en solidarité avec Wet’suwet’en, qui se déroulait à Montréal le 21 février 2020.

Photo : Radio-Canada / Marie Lépine-Loiselle

C'est très important d'avoir des alliés partout qui soutiennent la cause parce qu'ils croient en la cause et en la protection des territoires, soutient-il.

Ça représente la solidarité, c'est un mouvement qui est collectif. C'est l'unité de toutes les Premières Nations en soutien à Wet’suwet’en qu'on voit actuellement partout au Canada.

Mike Paul, un artiste innu de Mashteuiatsh

Melissa Mollen Dupuis, militante innue et cofondatrice du mouvement Idle No More Québec, qui organisait la marche, a d'ailleurs tenu à le souligner aux manifestants.

Ce que je vois, qui est très différent et qui malheureusement demande encore de la perfection, c'est le support qui vient des non-Autochtones. Aujourd'hui, quand je lis des commentaires en ligne qui sont haineux, je vois plein de gens qui disent "Arrête de dire ça, ça ne se dit pas. C'est violent.", a-t-elle déclaré dans un discours au début de la marche.

C'est vraiment nécessaire pour les communautés autochtones. On se sent tellement moins seuls quand on se sent justifié, supporté, appuyé et aimé par la population du Canada.

Melissa Mollen Dupuis, militante innue et cofondatrice du mouvement Idle No More Québec
Une femme tenant un tambour marche dans la rue lors d'une journée d'hiver.

Melissa Mollen Dupuis, militante innue et cofondatrice du mouvement Idle No More Québec, à la tête d'une manifestation en solidarité avec Wet’suwet’en qui se déroulait à Montréal, le 21 février 2020.

Photo : Radio-Canada / Marie Lépine-Loiselle

La manifestation était organisée par le mouvement Idle No More Québec, par l'Association facultaire étudiante de science politique et droit de l'UQAM (AFESPED), et par le Cercle des Premières Nations de l'UQAM.

Le dernier groupe, de même que d'autres organisations étudiantes, planifient d'ailleurs un concert de solidarité, dont les fonds amassés seront remis aux camps Wet’suwet’en Unist'ot'en et Gidimt'en. L'événement est prévu samedi soir, au Cabaret Lion d'Or.

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