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Legault évoque une intervention policière; mauvaise idée, rétorque le Bloc

Une manifestante avec une pancarte où il est inscrit « la réconciliation est morte ».

Environ 200 manifestants ont occupé une intersection importante de Niagara Falls avant de bloquer le pont transfrontalier Rainbow en direction des Etats-Unis.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

La Presse canadienne

La crise autochtone ne peut plus durer, selon le premier ministre québécois François Legault, qui exhorte son homologue fédéral, Justin Trudeau, à présenter sans tarder un échéancier de sortie de crise.

Pour mettre un terme à cette crise, il ne faut désormais plus exclure une intervention policière à très court terme, a-t-il observé, disant être déjà en discussion à ce propos avec la direction de la Sûreté du Québec.

Le premier ministre Trudeau doit faire preuve de leadership et faire en sorte que les voies ferrées soient libérées dans les prochains jours d'un bout à l'autre du pays, selon M. Legault, qui n'a pas lui-même fixé d'échéance précise.

« M. Trudeau doit agir », a clamé M. Legault, d'abord en mêlée de presse, mercredi, puis en Chambre, en réponse aux questions de l'opposition.

Quant aux moyens, « il ne faut rien exclure », selon le premier ministre du Québec, visiblement exaspéré de voir des gens risquer de perdre leur emploi dans les prochains jours, en raison du blocage des voies ferrées par des Autochtones depuis plusieurs jours.

Pour donner plus de poids à sa position, M. Legault dit vouloir créer un front commun des provinces, qui revendiqueraient toutes un échéancier « serré » du gouvernement fédéral, tout en préparant en parallèle une action concertée des forces de l'ordre, au besoin.

À cette fin, M. Legault s'entretiendra avec ses homologues provinciaux par téléphone à 16 heures, ce mercredi, pour conclure la position commune des provinces dans ce dossier.

Le Bloc s'oppose à une intervention policière

Pendant qu'à Québec, on évoque la possibilité de réclamer l'intervention de la Sûreté du Québec (SQ) pour mettre fin aux manifestations qui bloquent des voies ferrées, à Ottawa, le gouvernement Trudeau continue de conseiller la patience.

À son arrivée à sa réunion de caucus mercredi matin, Justin Trudeau n'a pas voulu répondre aux déclarations de François Legault qui a, entre autres, réclamé au gouvernement fédéral un échéancier précis.

Le ton du premier ministre Trudeau avait cependant pris quelques nuances, par rapport à la veille.

Il a ainsi choisi de souligner les pénuries et les mises à pied entraînées par l'interruption du service ferroviaire. « C'est inacceptable », a-t-il dit, promettant, une fois de plus, une résolution « le plus rapidement possible ».

Arrivés avant lui à la réunion hebdomadaire, ses ministres ont assuré que leur gouvernement a « un plan » et qu'il y travaille. La ministre du Revenu Diane Lebouthillier a souligné qu'elle et ses collègues se souviennent tous d'Oka, expérience qu'il ne faut pas revivre.

De son côté, le chef du Bloc québécois déconseille fortement toute intervention policière. Ce n'est pas une solution, selon Yves-François Blanchet. Ce serait plutôt, à son avis, une façon d'envenimer le problème.

Par ailleurs, M. Blanchet croit que M. Trudeau peut contacter la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour explorer la possibilité qu'elle se retire du territoire des Wet'suwet'en, condition posée par des chefs héréditaires pour la tenue d'une rencontre avec la ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones.

Mardi, le premier ministre Trudeau a déclaré que cette rencontre est la « clé » pour débloquer les manifestations à travers le pays.

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