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La GRC établit un périmètre de sécurité autour du territoire Wet'suwet'en en C.-B.

Des agents de la GRC négocient avec des membres des Premières Nations derrière un fil barbelé.

Des agents de la GRC négocient avec des membres des Premières Nations derrière un fil barbelé.

Photo : Radio-Canada / Chantelle Bellrichard

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a établi un périmètre de sécurité et contrôle l’accès au territoire traditionnel de la nation Wet'suwet'en, dont les chefs traditionnels contestent la construction du pipeline Coastal GasLink.

La GRC a notamment bloqué une route de service menant aux campements installés par des membres de la nation autochtone et des manifestants.

Dans un communiqué transmis lundi, la GRC indique vouloir mitiger les enjeux de sécurité […] et permettre aux services d’urgence d’accéder à la zone.

Selon la police fédérale, les chefs héréditaires autochtones, les élus gouvernementaux, les journalistes et les personnes livrant des vivres dans la zone peuvent franchir un point de contrôle s'ils détiennent l'autorisation d’un commandant.

Les autres personnes qui ne figurent pas sur la liste de la GRC peuvent aussi passer si elles obtiennent une autorisation.

Quant aux chefs Wet'suwet'en, ils dénoncent le fait d’être confinés à leur territoire traditionnel. Ils exigent que la GRC et le projet Coastal GasLink quittent la zone.

Des personnes montent une tente au milieu d'un chemin enneigé.

Des opposants au gazoduc Coastal GasLink ont dressé des tentes sur un chemin forestier.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Être confinés à notre propre territoire va à l’encontre de notre loi. Nous avons toujours eu un accès libre à tout notre territoire, a déclaré le chef Na’moks.

N’importe quelle relation où tu n’es pas sous la menace d’un fusil serait une meilleure relation.

Chef Na'moks

Le projet de pipeline est mené par l’entreprise TC Energy de Calgary et vise à transporter du gaz naturel du nord-est de la Colombie-Britannique jusqu’à la côte du Pacifique. Une usine de gaz naturel liquéfié doit d’ailleurs y être construite.

Lundi, le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a déclaré que le projet irait de l’avant, puisque Coastal GasLink a tous les permis nécessaires pour construire le pipeline.

L’État de droit sera respecté, a déclaré M. Horgan, en citant une décision rendue en décembre dernier par la Cour suprême de la Colombie-Britannique qui accorde une injonction à l'entreprise.

Cependant, les travaux sont pour le moment arrêtés en raison de la mobilisation autochtone.

Mardi, l'entreprise a publié une lettre de son président, David Pfeiffer, dans laquelle il offrait de rencontrer le chef Na’moks. Les chefs autochtones ont toutefois refusé l’invitation, déclarant vouloir parler de gouvernement à gouvernement avec Ottawa pour la province.

La communication serait maintenue entre Victoria et les chefs autochtones au moyen d'un canal parallèle mis sur pied l’an dernier et qui n’est pas nécessairement lié à un projet de pipeline.

Selon un reportage de Chantelle Bellrichard de CBC News

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