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Espoir et chaleur humaine au menu de Chez Doris

Une agente de police sert le repas à une table de femmes.

Des agents du Service de police de la Ville de Montréal servent le repas à quelques centaines de femmes en difficulté qui participent au repas de Noël du refuge Chez Doris.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Malgré l’embourgeoisement qui chasse les organismes caritatifs du quartier, le refuge pour femmes Chez Doris, au centre-ville de Montréal, persiste et signe. Le centre organisait son repas annuel de Noël mardi, au Collège LaSalle.

Pour l’occasion, plus de 300 convives - des habituées du refuge, des agents de police de quartier et de nombreux bénévoles - se sont réunis pour célébrer.

« Au lieu d’être chez toi seule, c’est une fête amusante et ça donne espoir aux gens », affirme Heather Ravel, une cliente de Chez Doris qui bénéficie du programme d’accompagnement pour Autochtones du refuge. Un programme qui les aide à payer leur loyer ou leurs factures.

Originaire du Yukon, Heather a été adoptée par une famille blanche montréalaise en 1971, comme des milliers d’enfants autochtones dans le cadre de la rafle des années 60. Après avoir passé plusieurs années dans la rue, elle vit aujourd’hui dans un logement. Mais l’aide d’un organisme comme Chez Doris lui est toujours précieuse.

Les Autochtones (surtout Inuit) du refuge de jour représentent d’ailleurs environ 20 % des usagères de Chez Doris. Avec le déménagement de l'Open Door, un refuge non loin chassé par le développement immobilier et l’embourgeoisement du quartier, ce chiffre est monté jusqu’à 25 %.

Originaire du Yukon, Heather Ravel est une cliente du refuge pour femmes Chez Doris.

Originaire du Yukon, Heather Ravel est une habituée du refuge pour femmes Chez Doris.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

La demande de services - et donc les frais d’exploitation - a d’ailleurs explosé depuis la fermeture de l'Open Door, près du square Cabot. « Nos frais de nourriture ont augmenté de 30 000 $. Tous les frais augmentent, plus de femmes prennent des douches, il y a plus de demandes en général », explique Marina Boulos-Winton, directrice générale de Chez Doris depuis 2015.

Cet été, elle avait fait une sortie publique, demandant à la population davantage de dons de sous-vêtements, que l'organisme reçoit trop peu. « Ça va mieux maintenant », dit-elle, mais les besoins sont immenses.

En mode expansion

Pour répondre à la demande grandissante, le refuge de la rue Chomedey est en mode expansion. Grâce notamment à un don important l'année dernière, l’organisme a acheté récemment un immeuble dans le même quartier qui deviendra un refuge de nuit. Un projet qui prendra au moins deux ans à développer, et dont la rénovation du bâtiment, qui date de 1870, coûtera environ 4 millions de dollars.

« C’est important que des organismes comme nous [deviennent] propriétaires de leurs immeubles, car quand on loue, on voit que les services peuvent disparaître - des banques alimentaires ont disparu, l’Open Door a déménagé », illustre la directrice générale.

Chez Doris est fermé le jour même de Noël, mais le refuge distribue des cartes-cadeaux pour que les usagères puissent se payer des repas ou encore aller au cinéma . « C’est important de les choyer », affirme Marina Boulos-Winton.

Quelques centaines de femmes en difficulté participent au repas de Noël du refuge Chez Doris, à Montréal.

Quelques centaines de femmes en difficulté participent au repas de Noël du refuge Chez Doris, à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Des bénévoles servent le repas à quelques centaines de femmes en difficulté qui participent au repas de Noël du refuge Chez Doris.

Des bénévoles servent le repas à quelques centaines de femmes en difficulté qui participent au repas de Noël du refuge Chez Doris.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

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