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Un salon du livre pas comme les autres s'ouvre à Québec

Des livres posés sur une table, et une main qui tient un livre.

Le Salon du livre des Premières Nations a lieu du 14 au 17 novembre à Québec.

Photo : Kwahiatonhk!

Julien McEvoy

C’est ce soir que s’ouvre à Québec la 8e édition du Salon du livre des Premières Nations (SLPN), événement de plus en plus fréquenté et dédié à la littérature autochtone, dont la cuvée 2019 est empreinte d’une « belle abondance ».

Ça, c’est Louis-Karl Picard-Sioui qui le dit. L’auteur et poète en est à sa sixième année aux commandes du SLPN. L’an dernier, je me disais que la cuvée 2018 serait dure à battre, mais celle de cette année est tout aussi forte! lance-t-il d’entrée de jeu.

L’édition 2019, qui se poursuivra jusqu’à dimanche, met notamment de l’avant les poétesses Marie-Andrée Gill, Innue originaire de Mashteuiatsh, dont le troisième recueil, Chauffer le dehors, est définitivement son plus fort, ainsi qu’une autre Innue, Maya Cousineau Mollen, avec son Bréviaire du matricule 082, un recueil qu’on attend depuis 20 ans!

Quelques habitués seront bien sûr présents, comme Naomi Fontaine (Shuni) et Michel Jean (Kukum).

On a aussi plusieurs bonnes traductions d’auteurs autochtones anglophones du reste du pays, souligne l’organisateur, qui évoque notamment Le chant de corbeau, de Lee Maracle, la pionnière de la littérature autochtone au Canada, dont ce sera la première visite au SLPN. On est très, très fiers de l’avoir, ajoute-t-il.

On retrouvera aussi des livres jeunesse ainsi que des contes, autant classiques que contemporains.

Les visiteurs pourront donc se procurer pas mal tout ce qu’il y a sur le marché au niveau de la littérature autochtone. Le SLPN, seul événement du genre au Canada, est l’unique moment où on a autant d’éditeurs, d’auteurs et de livres autochtones présents à la même place, fait d’ailleurs remarquer M. Picard-Sioui.

Plus qu'une foire du livre

Au total, c’est donc une vingtaine d’auteurs qui feront le voyage dans la Capitale nationale au cours des trois jours que dure l’événement.

Et on sera loin de la littérature stéréotypée qui renvoie l’image nostalgique du bon sauvage ou du barbare anthropophage.

Quand on est dans la littérature autochtone, on est dans la vraie chose, les gens se présentent et présentent leur peuple comme ils sont vraiment, avec des défauts, avec des qualités, avec des rêves, avec des frustrations, insiste Louis-Karl Picard-Sioui. C’est ça qui est intéressant : l’accès direct à ce que les gens vivent.

Le Salon du livre des Premières Nations, c’est aussi davantage que des livres, parce que des salons du livre, il y en a partout. On a développé beaucoup plus le volet festival que le volet traditionnel, explique-t-il.

C’est pourquoi, année après année, le SLPN ne reçoit qu'une vingtaine d’auteurs. C’est important pour nous d’être un événement à échelle humaine, ça nous permet de mettre le spotlight sur chaque auteur, raconte l’organisateur.

Et on peut les découvrir de différentes façons, que ce soit en entrevue publique ou en table ronde, en lecture ou en animation. Le but étant de tenir de véritables activités avec chacun des invités.

Louis-Karl Picard-Sioui

Louis-Karl Picard-Sioui

Photo : Hélène Bouffard / tirée du site web de l'événement

Pour nous, tous les auteurs sont des invités d’honneur.

Louis-Karl Picard-Sioui, directeur du SLPN

Pour l’ouverture officielle, la soirée de jeudi débutera donc avec des lectures de textes de Tomson Highway, de Michel Jean et de Maya Cousineau Mollen, pour se terminer avec le spectacle Le solfège des tempêtes, où, pour l’occasion, les mots de Marie-Andrée Gill seront mis en musique par Frédéric Dufour.

Vendredi, ce sera soir d’hommage pour Virginia Pésémapéo Bordeleau. L’auteure, connue aussi pour ses peintures, assistera à un hommage littéraire sous forme de spectacle auquel participeront notamment Joséphine Bacon et Louis-Karl Picard-Sioui.

Virginia Pésémapéo Bordeleau se retrouve dans les brochures de l'édition 2019 du SLPN.

Virginia Pésémapéo Bordeleau se retrouve dans les brochures de l'édition 2019 du SLPN.

Photo : tirée de la page Facebook de l'événement

Le visage de Mme Bordeleau, première femme autochtone à publier un roman en français, orne d’ailleurs les brochures de l’édition 2019 du SLPN.

« Elle a des textes durs et ce sera un moment très émouvant », assure Louis-Karl Picard-Sioui.

Le Salon du livre des Premières Nations (Nouvelle fenêtre) se tient du 14 au 17 novembre à la Maison de la littérature et au Morrin Centre, à Québec.

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