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Ottawa invité à revoir la formule de financement de l’éducation des Premières Nations

David Pratt parle dans un micro à l’extérieur d’un édifice.

Le vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), David Pratt, considère que le modèle de financement actuel en éducation pour les Premières Nations n'est pas adapté aux besoins des communautés.

Photo : Radio-Canada / Guy Quenneville/CBC

Radio-Canada

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) invite le gouvernement fédéral à revoir la formule de financement de l’éducation dans les Premières Nations afin qu’elle soit fondée sur les besoins des communautés.

Selon le vice-chef de la FSIN, David Pratt, le modèle de financement du gouvernement fédéral, qui a été introduit le 1er avril, comporte plusieurs lacunes parce qu’il est basé sur les fonds alloués par le passé plutôt que sur le nombre d’élèves inscrits dans les écoles.

Une porte-parole de Services aux Autochtones Canada, Martine Stevens, affirme que le modèle actuel permet aux Premières Nations de bénéficier d’un financement de base prévisible.

Nous pensons qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour instaurer une formule de financement en éducation efficace, ajoute-t-elle, ajoutant qu’Ottawa doit tenir compte du fait que l’éducation dans les Premières Nations a été négligée depuis plusieurs années.

Cette formule de financement sera remplacée par la suite par des accords régionaux conclus entre le gouvernement fédéral et les Premières Nations.

D’ailleurs, des négociations à cet effet sont en cours entre Ottawa et la FSIN, mais David Pratt, qui gère le portefeuille de l’éducation pour la fédération, affirme que les pourparlers avancent lentement.

Écart dans la diplomation

La semaine dernière, la FSINet la Fédération des enseignants de la Saskatchewan ont demandé à la province et au fédéral d’offrir un financement immédiat pour réduire l’écart de diplomation entre les élèves autochtones et les autres élèves en Saskatchewan.

En 2018, 86,5 % des élèves non autochtones obtenaient leur diplôme dans les délais habituels, contrairement à 44,5 % pour les élèves des Premières Nations ainsi que des communautés métisses et inuites.

Il faut que les choses changent. Nous avons besoin d’actions concrètes. Nous avons besoin d’investissements immédiats pour que tous nos élèves puissent réussir, souligne le chef de la FSIN, Bobby Cameron.

Le sous-ministre adjoint de l’Éducation de la Saskatchewan, Gerry Craswell, affirme que la province est en train d’établir un plan pour résoudre ce problème.

Il dit aussi que les membres des Premières Nations participeront à l’élaboration du plan stratégique en éducation pour les prochaines années.

Avec les informations de Morgan Modjeski

Saskatchewan

Politique fédérale