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Des trappeurs cris à la rescousse de chauves-souris menacées dans le nord du Québec

Une chauve-souris serrée dans une main gantée

La petite chauve-souris brune est l'une des espèces en danger que les biologistes et les trappeurs cris essayent de sauver.

Photo : Associated Press / Peter Thomson

Radio-Canada

Aidés de biologistes, des Cris experts en piégeage de la région de la Baie-James tentent de sauver deux espèces de chauves-souris en voie de disparition : la petite chauve-souris brune et la chauve-souris nordique. Ils aident à déterminer des zones où les chiroptères peuvent trouver refuge.

Les maîtres cris de la trappe travaillent avec l’organisme sans but lucratif FaunENord pour protéger l'habitat des chauves-souris du nord de la province, dans la réserve faunique de Nibiischii.

« Ils connaissent leur territoire de chasse mieux que quiconque », affirme Willie J. Loon, représentant à Mistissini de l’Association des trappeurs cris (CTA). « Ils peuvent montrer aux [biologistes] les endroits où ils ont vu des chauves-souris, dans les bois, près des lacs et des prairies. »

L’été dernier, des trappeurs de Mistissini, d’Oujé-Bougoumou et de Nemaska ont donné leurs conseils aux biologistes pour déterminer les zones qui seraient idéales pour les chiroptères.

Ciblées de toutes parts

Audrey Lauzon, biologiste à FaunENord, déplore les nombreuses menaces qui pèsent sur les chauves-souris. Étouffées par l’exploitation forestière dans la région, elles voient les lieux où elles peuvent trouver refuge se réduire à peau de chagrin.

Mais ce n'est pas le seul danger qui les guette. Elles doivent aussi faire face au syndrome du nez blanc, une maladie fongique qui décime les populations.

Un atout contre le réchauffement

De dos, deux personnes tiennent un détecteur devant une forêt de conifères.

Pour trouver et protéger les chauves-souris, l'organisme FaunENord dispose de détecteurs d'ultrasons.

Photo : FaunENord

Fragiles, les chauves-souris sont pourtant un atout clé dans la lutte contre les changements climatiques. Elles protègent les forêts, car leurs repas se composent souvent d’espèces envahissantes d’insectes, qui raffolent des arbres du Nord.

Selon Audrey Lauzon, la collaboration avec les maîtres cris de la trappe a été très importante pour déterminer les parties d'un vaste territoire qui pourraient constituer un lieu de repos pour les chauves-souris : des arbres centenaires, des cabanes abandonnées et des falaises, par exemple.

La première phase du projet a consisté à installer des détecteurs à ultrasons pendant quelques jours dans les zones identifiées par les trappeurs dans l’espoir de capter le bruit des chauves-souris qui tentent de localiser leur proie. La deuxième phase consistera à étudier l'activité des chauves-souris en hiver.

Selon Willie J. Loon, les informations recueillies pourront être d’un grand soutien à la nation crie à l’avenir pour éviter de nuire aux chauves-souris qui vivent encore dans la région.

D'après les informations de CBC Indigenous

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