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L’environnement au coeur des préoccupations autochtones

Un homme avec un enfant sur le dos parle dans un micro au milieu d'une salle remplie de gens.

Blake Nelson Shaá’koon Lepine a voulu connaître la position des candidats du Yukon aux élections fédérales en ce qui a trait aux relations avec les Premières Nations dans le cadre des changements climatiques.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Claudiane Samson

Lundi soir, les changements climatiques ont fait l'objet de plusieurs discussions au forum électoral fédéral sur les enjeux autochtones à Whitehorse.

Blake Nelson Shaá’koon Lepine, son enfant sur le dos, est parmi les premiers à s’être rendu au micro. « Comment allez-vous créer des relations et des partenariats significatifs avec les Premières Nations dans cette “révolution verte”? »

Tour à tour, chacun des cinq candidats à l’investiture fédérale dans l’unique circonscription du Yukon a fait part de son point de vue. Pour la deuxième fois.

Cinq personnes à une table devant des gens assis.

Les cinq candidats lors du forum électoral sur les enjeux autochtones au Yukon.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

C’est que les organisateurs avaient, dès le début de la soirée, abordé la question des changements climatiques. « C’est un enjeu important » selon le grand chef du Conseil des Premières Nations du Yukon, Peter Johnston, qui coorganisait l'événement avec le bureau régional de l’Assemblée des Premières Nations.

Quelle place occupent les changements climatiques dans les priorités de votre parti et que comptez-vous faire comme député pour agir au nom des collectivités les plus vulnérables?

Question des organisateurs du forum électoral sur les enjeux autochtones
Plan serré de Jonas Smith parlant au micro.

Jonas Smith est candidat du Parti conservateur au Yukon dans le cadre des élections fédérales.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Pour le conservateur Jonas Smith, le territoire vit une réalité différente du reste du pays. D’un côté, les effets des changements climatiques sont indéniables, mais, de l’autre, le climat froid force les habitants à utiliser différents systèmes de chauffage.

La solution, selon lui, est un investissement en hydroélectricité, ou en biomasse à travers un partenariat économique avec les Premières Nations.

Combien transformateur ce serait pour la nation Kaska d’être partenaires financiers dans la génération d’hydroélectricité dans la région de Watson Lake, qui dépend du diesel. [...] Ce serait une source de revenus pour toute sorte de projets.

Jonas Smith, candidat, Parti conservateur
Plan serré de Larry Bagnell parlant au micro.

Larry Bagnell est candidat du Parti libéral au Yukon dans le cadre des élections fédérales et député sortant.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

De son côté, le libéral et député sortant, Larry Bagnell, affirme que des partenariats visant à la production d’énergie solaire et éolienne ont été signés, ces dernières années, avec plusieurs Premières Nations du territoire et qu’un gouvernement libéral maintiendrait le cap.

Nous avons créé un programme pour permettre à toutes les communautés autochtones de se départir des génératrices au diesel et ce partenariat fonctionne très bien. Le programme a soutenu les Vuntut Gwich’In avec un grand projet en énergie solaire, la Première Nation Kluane avec trois éoliennes, Teslin avec un projet de biomasse.

Larry Bagnell, candidat, Parti libéral
Plan serré de Lenore Morris parlant au micro.

Lenore Morris est candidate du Parti vert au Yukon dans le cadre des élections fédérales.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Lenore Morris, du Parti vert, croit que l’établissement de relations entre le fédéral et les Premières Nations s’appuiera sur le respect et des objectifs communs. Comme les collectivités sont petites et éloignées les unes des autres, les solutions doivent être développées localement.

Je vois de la génération d’énergie renouvelable dans chacune des communautés, [mais] je vois aussi le besoin d’y consacrer des efforts pour s’adapter aux changements climatiques [...] et un besoin pour ce que j’appelle des “scientifiques citoyens” qui peuvent observer ce qui se passe sur le terrain.

Lenore Morris, candidate, Parti vert
Plan serré de Joseph Zelezny parlant au micro.

Joseph Zelezny est candidat du Parti populaire au Yukon dans le cadre des élections fédérales.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Joseph Zelezny, du Parti populaire du Canada, admet diverger d’opinion quant aux changements climatiques. S’il ne nie pas l’existence des changements climatiques, il ne croit pas que ce soit une priorité. La priorité, selon lui, demeure plutôt « la corruption dans tous les ordres de gouvernement ».

Il faut nous retirer de l’Accord de Paris et laisser la meilleure idée gagner », croit-il. Pour lui, « il ne faut pas forcer les gens à vivre d’une certaine manière ou d’un point de vue hypocrite, parce que ces idées viennent souvent de gens qui voyagent en avion de par le monde ou qui veulent construire des abris d’autobus chauffés.

Joseph Zelezny, candidat, Parti populaire
Plan serré de Justin Lemphers parlant au micro.

Justin Lemphers est candidat du Nouveau Parti démocratique au Yukon dans le cadre des élections fédérales.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Justin Lemphers du Nouveau Parti démocratique affirme que la création proposée par son parti d’une banque pour le climat permettrait aux Premières Nations de faire la transition vers l'énergie verte tout en générant de l’emploi dans chacune de leur communauté.

Notre plan en matière de changements climatiques est fait à travers la lentille de la réconciliation parce qu’il nous faut travailler en partenariat avec les gouvernements et les Premières Nations pour nous assurer qu’on ne laisse personne derrière.

Justin Lemphers, candidat, Nouveau Parti démocratique

Blake Nelson Shaá’koon Lepine affirme être satisfait des réponses qu’il a obtenues. « Je voulais surtout qu’ils réfléchissent à leurs relations avec les Premières Nations à l’ère des changements climatiques. Je voulais aussi voir ce qu’ils étaient, comme personnes, dans leur façon de répondre. C’était une question stratégique. »

Grand-Nord

Élections fédérales