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Vérité et la réconciliation : les archives inscrites au registre mondial de l'UNESCO

Phyllis Webstad, fondatrice de la Journée de la chemise orange, était conférencière invitée à l'annonce du CNVR, mercredi. Elle a quitté son emploi l'an dernier à Williams Lake, en Colombie-Britannique, afin de se consacrer à temps plein à la Journée de la chemise orange et aux activités reliées.

Phyllis Webstad, fondatrice de la Journée de la chemise orange, était conférencière invitée à l'annonce du CNVR, mercredi. Elle a quitté son emploi l'an dernier à Williams Lake, en Colombie-Britannique, afin de se consacrer à temps plein à la Journée de la chemise orange et aux activités reliées.

Photo : Radio-Canada / Lenard Monkman

Radio-Canada

La collection d'archives, d'histoires personnelles et de photos de survivants des pensionnats autochtones du Centre national pour la vérité et réconciliation (CNVR) de Winnipeg a été ajoutée au Registre de la Mémoire du monde du Canada de l’UNESCO.

« Ça veut dire que les documents que nous avons ici – les déclarations des survivants, les documents – sont du savoir essentiel pour tous les Canadiens. Ça doit être protégé et préservé », croit Ry Moran, directeur du CNVR.

M. Moran était directeur du Centre national de recherche et de collecte des déclarations pendant les travaux de la Commission de vérité et réconciliation.

Le Registre de la Mémoire du monde du Canada a été créé en 2017 pour promouvoir et donner accès à une vaste gamme de documents importants dans l'histoire du pays.

L'ajout de la collection du CNVR s’est fait conjointement avec ceux des archives photographiques Notman conservées au Musée McCord Stewart à Montréal ainsi que de la collection Wallace B. Chung et Madeline H. Chung de la bibliothèque de l'Université de la Colombie-Britannique.

L’annonce de mercredi au CNVR a eu lieu en présence d’un petit groupe de survivants des pensionnats autochtones, dont Phyllis Webstad, fondatrice de la Journée de la chemise orange.

« Je suis si émue », a-t-elle dit.

C'est une reconnaissance mondiale de savoir que ces documents qui relatent la réalité des survivants seront conservés pour les années à venir et pour les générations futures.

Phyllis Webstad, fondatrice de la Journée de la chemise orange

Six nouveaux membres dans le cercle des survivants

Le CNVR a également accueilli six nouveaux membres dans son cercle des survivants, cette semaine.

Ted Quewezance, Jimmy Durocher, Wanbdi Wakita, Sarah Peryouar, Phyllis Googoo et Lila Bruyere travailleront avec le CNVR pour un mandat de deux ans et veilleront à ce que la voix des survivants demeure au cœur des activités du centre.

On voit ici les sept membres du cercle des survivants du CNVR. Dans la rangée du haut, de gauche à droite : Ted Quewezance, Jimmy Durocher, Wanbdi Wakita. En avant : Eugene Arcand, Sarah Peryouar, Phyllis Googoo, Lila Bruyere.

On voit ici les sept membres du cercle des survivants du CNVR. Dans la rangée du haut, de gauche à droite : Ted Quewezance, Jimmy Durocher, Wanbdi Wakita. En avant : Eugene Arcand, Sarah Peryouar, Phyllis Googoo, Lila Bruyere.

Photo : Radio-Canada / Lenard Monkman

« C'est un honneur et ça me permet d’apprendre encore plus en tant que survivante », a déclaré Mme Bruyere.

La dame est originaire de la Première Nation de Couchiching, dans le nord de l'Ontario. Elle a fréquenté le pensionnat autochtone de St. Margaret et travaille dans le domaine de la toxicomanie depuis 15 ans, ce qui lui permet de donner de nombreuses conférences dans les écoles.

« Ceux qui savent ce qui s'est passé, ce sont les enfants », raconte-t-elle.

Lila Bruyere dit qu'il lui a fallu beaucoup de temps pour guérir de son expérience des pensionnats autochtones. « Nous sommes un peuple fort. Nous sommes très résistants. Et je dirais aux [survivants] de faire tout ce qu'ils peuvent pour mener la bataille et revivre », tient-elle à lancer comme message.

Lila Bruyere dit qu'il lui a fallu beaucoup de temps pour guérir de son expérience des pensionnats autochtones. « Nous sommes un peuple fort. Nous sommes très résistants. Et je dirais aux [survivants] de faire tout ce qu'ils peuvent pour mener la bataille et revivre », tient-elle à lancer comme message.

Photo : Radio-Canada / Lenard Monkman

La première question que je leur pose tout le temps est : "Combien d'entre vous connaissent les pensionnats? Ils lèvent la main et je suis toujours étonnée de voir leur réponse.

Lila Bruyere, nouvelle membre du cercle des survivants du CNVR

M. Wakita, un aîné Dakota qui vit à Winnipeg, explique que les gens commencent à peine à comprendre la signification d'une institution comme le CNVR.

« Nous avons du travail à faire en tant qu'Autochtones en ce qui concerne ce document intitulé Vérité et réconciliation [le rapport] », dit-il.

« Nous avons aussi du travail à faire avec les non-Autochtones, comme un livre pratique [sur la réconciliation]. Mais j'ai toujours dit qu'on avait besoin de la vérité d'abord. »

Il s'est engagé à travailler avec le cercle des survivants parce qu'il ne veut pas que l’histoire se répète et que ses petits-enfants ou les petits-enfants d'autres survivants vivent une expérience similaire à celle des pensionnats autochtones.

« Je crois que je peux faire une différence en raison de ce que j'ai vécu », conclut-il.

D'après un texte de Lenard Monkman, CBC News

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