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Une rue de Trois-Rivières portant le nom d'un présumé agresseur sexuel serait rebaptisée

Pancartes de noms de rues sur un arrêt

Le nom de la rue Roger-Garceau à Trois-Rivières pourrait être changé par le comité de toponymie depuis que des allégations d'inconduite sexuelle ont fait surface.

Photo : Radio-Canada

Laurence Niosi

Une rue portant le nom d'un enseignant aujourd’hui décédé qui aurait agressé sexuellement des jeunes Autochtones pourrait s'appeler « la rue atikamekw », en hommage à la nation autochtone.

Le Conseil des Atikamekw de Manawan rencontre jeudi le comité de toponymie de Trois-Rivières au sujet du nom de la rue Roger-Garceau. La rencontre a lieu à l'hôtel de ville de Trois-Rivières.

La « rue Atikamekw » aurait été retenue par le Conseil, affirme le conseiller et vice-chef Sipi Flamand. « Ce nom sera donc proposé à la Ville de Trois-Rivières et [au comité] en vue de l'adoption. Cette action vise à répondre aux appels à l'action de la Commission Vérité et réconciliation en impliquant la municipalité à agir pour la réconciliation », ajoute-t-il.

Une vingtaine de résidents de la communauté atikamekw de Manawan intentent un recours collectif contre Ottawa pour avoir fermé les yeux sur les abus de Roger Garceau, un enseignant de Trois-Rivières qui a travaillé en Afrique avant son bref séjour à Manawan, de 1976 à 1978.

Depuis 2014, une rue porte son nom à Trois-Rivières, où il a terminé sa vie.

Après la publication d'un reportage de Radio-Canada révélant les abus présumés de Roger Garceau,  le comité de toponymie avait affirmé qu'il se pencherait « dès la fin de l'été » sur la question du changement de nom.

À noter que c'est le conseil municipal qui attribue le nom des rues, des parcs et des lieux publics de Trois-Rivières, en conformité avec les critères de la Commission de toponymie du Québec.

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