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Un mariage comme modèle d’acceptation des différences

David pose la tête sur le torse de Maxime, les deux sourient à la caméra.

Les mariés portant chacun une veste aux motifs autochtones

Photo : Serge Jauvin

Radio-Canada

Un jeune innu originaire d’Unamen Shipu, David Bellefleur, a récemment uni sa destinée à celle de son amoureux, Maxime Roussy-Vaillancourt, lors d'une cérémonie tenue au Musée Shaputuan, à Uashat. Les amoureux aimeraient que leur histoire serve de modèle notamment en matière d’affirmation et d'acceptation des différences.

Le conjoint de David Bellefleur est un allochtone qui a passé son enfance à Longue-Pointe-de-Mingan.

J’avais déjà une bonne connaissance de la culture innue, note Maxime Roussy-Vaillancourt. Mes parents ont été famille d’accueil parmi les services sociaux de Mingan. J’ai été élevé avec les Innus de la communauté d’Ekuanitshit, ensuite l’école primaire et secondaire, on a eu les Innus de Nutakuan, Pointe-Parent et Ekuanitshit qui étaient présents.

Une partie de la cérémonie a été tenue dans la chapelle du Vieux-Poste.

Les deux époux avec la célébrante, Guylaine Lejeune

Photo : Serge Jauvin

L’acceptation des différences n’a pas toujours été aussi présente sur le parcours des deux amoureux.

On a tellement vécu d'affaires quand on était jeunes qu’aujourd’hui, on vit pour nous autres. [...] Les autres qui ne nous acceptent pas, ça ne nous place pas des bâtons dans les roues, nous autres, on avance, on fait notre chemin, souligne Maxime Roussy-Vaillancourt. On a beaucoup de jeunes depuis notre mariage qui nous envoient des messages pour dire que l’on est des modèles pour eux et on est contents.

On veut leur démontrer que nous aussi, moi qui est un allochtone et que lui est un Autochtone, que ça existe l’amour, la passion, la confiance, toutes ces choses-là. Cela fait que présentement, il y a des jeunes qui prennent exemple sur nous.

Maxime Roussy-Vaillancourt, conjoint de David Bellefleur

La famille du côté de mon mari, ils acceptent très bien notre union, indique Maxime Roussy-Vaillancourt. C’est comme si j’étais un de leurs fils. Ils m’ont accueilli les bras ouverts et de mon côté, ça a été la même chose.

Ils portent des vestes avec des motifs autochtones.

Les deux époux au coucher du soleil

Photo : Serge Jauvin

Pour la cérémonie, on avait pris l’habillement allochtone avec des tuxedos et par la suite on s’est changés et j’ai porté le veston traditionnel autochtone, indique Maxime Roussy-Vaillancourt.

La décoration de la salle lors de la cérémonie était significative pour les amoureux.

Les capteurs de rêve étaient très présents, autant pour moi que pour mon mari, les capteurs de rêve sont vraiment présents même à notre domicile, c’est symbolique, ça représente beaucoup de choses pour nous deux, précise Maxime Roussy-Vaillancourt.

Quatre-vingts invités allochtones et autochtones ont assisté à la cérémonie.

Un grand capteur de rêve est au-dessus de la tête des mariés.

Les capteurs de rêves étaient très présents dans la décoration de la salle, y compris près de la table des mariés.

Photo : Serge Jauvin

Les deux amoureux planifient un voyage de noces en Alaska pour l’an prochain. Ils songent aussi à adopter un enfant.

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