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Présence autochtone récompense une dizaine de films

Une femme est assise sur un muret alors qu'un homme rempli un contenant.

Lapü (2019), des Colombiens César Alejandro Jaimes et Juan Pablo Polanco, a obtenu le grand prix Teueikan et le prix du Meilleur documentaire.

Photo : courtoisie / Terres en vues

Radio-Canada

Le festival Présence autochtone a célébré dimanche 11 films autochtones du Canada, mais aussi d'ailleurs sur la planète.

C’est Lapü (2019), des Colombiens César Alejandro Jaimes et Juan Pablo Polanco, qui a obtenu le grand prix Teueikan et le prix du Meilleur documentaire.

Sélectionné à Sundance et à la Berlinale, Lapü suit une femme wayuu endeuillée pendant son rituel d’exhumation de sa cousine défunte afin d’effacer la frontière entre les morts et les vivants.

Huahua (2018), de Jose Espinosa, et Thinking like a Mountain (2018), d'Alexander Hick, se sont quant à eux partagé le deuxième prix Teueikan.

De l’Équateur, Huahua raconte l’histoire de deux jeunes Autochtones en plein questionnement quant à l’héritage identitaire qu’ils laisseront à leur enfant à naître. Huahua offre un regard lucide sur les contradictions du présent, entre les langues et les traditions à préserver et les inévitables mutations que l’adaptation au monde contemporain suppose.

Une femme enceinte est couchée sur un lit.

« Huahua » (2018) de Jose Espinosa raconte l’histoire de deux jeunes Autochtones en plein questionnement quant à l’héritage identitaire qu’ils laisseront à leur enfant à naître.

Photo :  courtoisie / Terres en vues

Collaboration entre la Colombie et l’Allemagne, Thinking like a Mountain présente le peuple Arhuacos qui vit sur les pentes de la Sierra Nevada de Santa Marta et qui se bat pour préserver sa façon d’être, au coeur de conflits armés, d'exploitations minières et de changements climatiques. Thinking like a Mountain a aussi été sélectionné par le Festival de Cartagena, en Colombie, et Visions du réel, en Suisse.

Trois hommes se tiennent sur un rocher près d'un cours d'eau.

« Thinking like a Mountain » (2018) d'Alexander Hick a été récompensé du deuxième prix Teueikan du festival Présence autochtone.

Photo :  courtoisie / Terres en vues

Des documentaires célébrés

Deux prix Rigoberta Menchù (nommé en l'honneur de la Guatémaltèque, Prix Nobel de la paix de 1992) ont aussi été remis à des documentaires.

Le premier a été décerné à Quentura (Cagnard) réalisé par la Brésilienne Mari Correa en 2018.

Quentura (Cagnard) rassemble les témoignages de femmes autochtones de l'Amazonie, premiers témoins des effets de la crise climatique. Ce film, d'une durée de 30 minutes, a également reçu le prix du Meilleur court métrage international.

Une femme amazonienne transporte un panier sur son dos.

« Quentura (Cagnard) » a été réalisé par la Brésilienne Mari Correa en 2018.

Photo :  courtoisie / Terres en vues

Le second prix Rigoberta Menchù a été attribué à N. Scott Momaday: Words from a Bear de Jeffrey Palmer.

Production canadienne et américaine, N. Scott Momaday: Words from a Bear est un portrait de l’écrivain kiowa Navarre Scott Momaday, prix Pulitzer de 1969. Ce film a aussi reçu la Mention honorable de la revue Séquences.

Une Mention honorable Rigoberta Menchú a été attribuée au documentaire sur la poétesse innue Natasha Kanapé Fontaine, Nin e tepueian - Mon cri de Santiago Bertolino, qui a d'ailleurs été présenté en première à l'ouverture du festival Présence autochtone.

Natasha Kanapé Fontaine se tient sur une colline et on voit des champs au loin.

Le réalisateur Santiago Bertolino a suivi la poétesse innue Natasha Kanapé Fontaine pour le documentaire « Nin e tepueian - Mon cri ».

Photo :  courtoisie / Terres en vues

Le film suit Natasha Kanapé Fontaine jusqu'à Standing Rock, entre autres, au cœur de la mobilisation contre la construction du pipeline Dakota Access.

« Je voulais unifier sa prise de parole. On la connaît comme militante, comme écrivaine, comme comédienne, mais je voulais qu’on puisse la connaître elle », avait expliqué M. Bertolino au dévoilement de la programmation de Présence autochtone.

Le travail de Darlene Naponse souligné

La festival a remis le prix APTN, soulignant les réalisations d’un ou d'une cinéaste autochtone au Canada, à la réalisatrice anichinabée Darlene Naponse, originaire du Nord de l'Ontario. C'est Falls around Her, sa sixième réalisation, qui a été présenté à Présence autochtone.

Tantoo Cardinal campe le premier rôle dans Falls around Her qui relate l'histoire de Mary Birchbark, une vedette de la chanson, qui retourne vivre dans la communauté nordique dont elle est originaire.

Une chanteuse est derrière un micro et tient une guitare.

Tantoo Cardinal tient le premier rôle dans « Falls around Her » (2018) de Darlene Naponse.

Photo :  courtoisie / Terres en vues

Deux bourses remises

Pour une première fois cette année, le prix Radio-Canada-Espaces autochtones, accompagné d'une bourse de 1000 $, a été offert au meilleur court métrage canadien. C'est Even in the Silence de Jonatha Elliott qui l'a reçu.

Entièrement tourné en langue kanienké’ha (mohawk), Even in the Silence est un récit sur l'espoir qui se situe au-delà des traumatismes intergénérationnels.

Le prix de la Relève autochtone Main Film, accompagné d'une bourse de 500 $, a été accordé au Kali’na Christophe Yanuwana Pierre de la Guyanne pour son film, Untɨ, les origines.

Ce film suit la quête identitaire de son réalisateur qui entreprend une traversée de son territoire ancestral.

Finalement, Wawatay de Neil Affleck et Ben Kicknosway a été sacré Meilleur film d'animation, et la Meilleure direction de la photographie a été attribuée au court métrage Marrimarrigun de l'Australienne Kimberley West.

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