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« Faune et flore du pays » traduit des capsules en 6 langues autochtones

Gros plan sur la tête d'un grand corbeau.

La tête d'un grand corbeau.

Photo : Université de Vienne

Radio-Canada

La série de capsules sur les animaux sauvages canadiens « Faune et flore du pays » a rendu disponible une vidéo sur le corbeau en six différentes langues autochtones.

D'après un texte de Rhiannon Johnson, CBC

Des vidéos sur le carcajou et la tortue avaient déjà été traduites, en 2017, en cri, en denesuline, en mohawk, en inuktitut, en ojibway et en oji-cri, dans le cadre du 150e anniversaire du Canada.

Depuis 1963, la Fédération canadienne de la faune diffuse « Faune et flore du pays », des capsules de 30 secondes qui débutent par une mélodie de flûte reconnaissable. Les premières capsules étaient consacrées à l’orignal, au castor, au huard et au fou de Bassan.

« J’ai toujours cru que, lorsqu’on apprend sa langue, on devrait la partager à chaque occasion possible », dit Jodi Lynn Maracle, qui a traduit et fait la narration en mohawk pour la capsule sur le corbeau.

Mme Maracle enseigne le mohawk à l’Université de Buffalo, mais elle n’a pas grandi dans sa langue ancestrale. C’est lorsqu’elle était enceinte qu’elle a voulu apprendre la langue de son peuple.

Une femme aux cheveux violets pose l'air sérieuse.

Jodi Lynn Maracle a traduit et a narré la version mohawk de la vidéo du corbeau.

Photo :  CBC / Caleb G. Abrams

« On parle de transmettre nos connaissances aux futures générations, mais lorsque cette future génération grandit en toi, cela devient soudainement plus réel », dit-elle.

« Je voulais être certaine que j’allais tout donner à mon fils pour qu’il puisse évoluer dans la culture mohawk », confie-t-elle.

C’est surtout grâce à son grand-père que Jodi Lynn Maracle a pu apprendre la langue mohawk, mais elle s’est également servie des ressources disponibles en ligne. Elle a aussi participé au programme d’immersion offert chez les Six Nations de Grand River, en Ontario.

C’est l’un de ses amis qui l’a recommandée à « Faune et flore du pays » pour leur projet en langues autochtones.

Selon Mme Maracle, la traduction a été difficile puisque les capsules ne durent que 30 secondes et que les mots utilisés dans la version anglophone n’avaient pas nécessairement de traduction mohawk ou, si c’était le cas, la traduction donnait de très longs mots, jusqu’à 17 syllabes.

Elle a consulté d’autres locuteurs de la langue pour s’assurer de l’exactitude de sa traduction.

« Je pense que c’est une excellente initiative parce que c’est important que les gens entendent la langue ailleurs que dans une salle de classe, ailleurs que dans les cérémonies, ailleurs que chez nous, sur notre territoire », soutient Jodi Lynn Maracle.

Des langues vivantes

« Nous voulions montrer que les langues autochtones sont bien vivantes et pas seulement des véhicules pour transmettre du contenu à propos des Autochtones », explique la directrice de projet pour « Faune et flore du pays », Annie Langlois.

Mme Langlois assure que depuis les premières traductions en 2017, « Faune et flore du pays » tente de souligner l’importance culturelle des animaux pour les Autochtones.

Les traductions en langues autochtones de « Faune et flore du pays » sont disponibles en ligne et d’autres capsules vont être ajoutées à la série par la suite.

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