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Présence autochtone mise sur la jeunesse et la diversité pour sa 29e édition

Cinq personnes posent avec l'affiche du festival Présence autochtone.

(De gauche à droite) le chef d'orchestre Walter Boudreau, le directeur de Terres en vues André Dudemaine, l'artiste Natasha Kanapé-Fontaine, le directeur général du CIAC Claude Gosselin et le réalisateur Santiago Bertolini, étaient présents au dévoilement du 29e festival Présence autochtone.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Paul

Radio-Canada

Le festival multidisciplinaire Présence autochtone est de retour à Montréal pour une 29e année. Du 6 au 14 août, des artistes d'ici et d'ailleurs dans le monde nous proposent une programmation misant entre autre sur la jeunesse.

Un texte de Gabrielle Paul

C’est une phrase de la militante et artiste innue Natasha Kanapé-Fontaine qui a inspiré le festival cette année. « Un appel s’est levé en moi et j’ai décidé de dire oui à ma naissance », cite le directeur de Terres en vues, l’organisme à la tête de Présence autochtone, André Dudemaine, qui insiste sur l'espoir que représente la jeunesse.

En première, le 6 août, Nin e tepueian (qui signifie « mon cri » en innu) un long métrage documentaire dressant justement un portrait de Natasha Kanapé-Fontaine. Nin e tepueian est une réalisation de Santiago Bertolino. « Je voulais unifier sa prise de parole, explique le cinéaste. On la connaît comme militante, comme écrivaine, comme comédienne, mais je voulais qu’on puisse la connaître elle. » Santiago Bertolino promet que le film nous fera voyager avec Natasha Kanapé-Fontaine, entre autres jusqu'à Standing Rock, une réserve dans le Dakota du Nord, au cœur de la mobilisation contre la construction du pipeline Dakota Access.

Un film du Wapikoni mobile sera aussi présenté le soir de l’ouverture du festival. Le Wapikoni mobile recevra par la même occasion un hommage pour son quinzième anniversaire. « Wapikoni mobile est un projet qui a magnifiquement avancé et qui représente l'espoir avec tous les jeunes cinéastes », souligne M. Dudemaine.

D'autre part, le festival a droit à une grande présence maorie grâce à Mama Mihirangi et la Mareikura, un groupe musical de la Nouvelle-Zélande composé uniquement de femmes maories, qui montera sur scène le 8 août.

La chanteuse Mama Mihirangi offrira d’ailleurs, le 7 août, un atelier de haka (rituel de danses et de chants des Maoris) réservé aux femmes. « C’est dans la culture maorie... c’est les femmes qui enseignent aux femmes », explique André Dudemaine.

Le 8 août, un ensemble musical de chants de gorge inuit et mongols nommé Katajjaq et Khoomi, chorus Nunavik/Mongolie, se produira à la place des Festivals.

Le 9 août, les festivaliers sont invités à la Place des Arts pour le « Makusham! » avec Florent Vollant et l’Orchestre symphonique de Montréal.

Une troisième édition de Nikamotan MTL

Nikamotan MTL revient également pour une troisième année et se tiendra à la place des Festivals le 9 août. Ce concert, organisé en collaboration avec Musique Nomade, met en scène la relève de la musique autochtone.

Sept artistes participeront à cette édition, entre autres le groupe inuit primé aux Junos, Quantum Tangle, le Micmac d’Elsipogtog au Nouveau-Brunswick, Matt Comeau et l’Innue Soleil Launière de Mashteuiatsh. Le groupe de jeunes batteurs de Wemotaci Young Feathers Singers sera aussi à Montréal pour l'occasion.

La jeune sensation montréalaise Lydia Képinski prendra également part à ce spectacle.

De plus, Nikamotan MTL accueillera le duo finlandais VILDÀ, composé de Hildá Länsman, une chanteuse du peuple Sami, du nord de la Scandinavie, et de Viivi Maria Saarenkylä, une accordéoniste d'Helsinki.

Une grande diversité cinématographique

Encore une fois cette année, plus de 60 films seront présentés pendant le festival. Plusieurs de ces films viennent d’un peu partout sur la planète, mais un bon nombre « sont sous-titrés en français spécialement pour Montréal », souligne André Dudemaine.

Le film brésilien Le chant de la forêt, qui a remporté le prix du jury d’Un certain regard à Cannes, sera présenté le 11 août. Le film suit un jeune homme de la tribu Krahô, du nord du Brésil, qui souhaite échapper à sa responsabilité de devenir chaman en quittant les siens pour la ville.

Un jeune indigène du Brésil en forêt.

Le long métrage « Le chant de la forêt » est une réalisation de João Salaviza et de Renée Nader Messora.

Photo :  courtoisie / Terres en vues

André Dudemaine est fasciné par les similitudes entre les différents peuples autochtones des Amériques. « Comme Lévi-Strauss le disait, il y a une unité transcontinentale dans les deux hémisphères des Amériques », souligne le directeur de Terres en vues.

Également le 11 août, on présente Sami Blood, un film suédois de la réalisatrice Amanda Kernell qui s’est inspirée du vécu de sa grand-mère pour écrire le scénario. Le film se déroule principalement pendant les années 1930 et raconte l'histoire d’une jeune Sami qui doit faire face au racisme dans l’école qu’elle est obligée de fréquenter.

Une plus grande place aux voix bispirituelles

Le Centre international d’art contemporain de Montréal (CIAC) s’est allié à Présence autochtone et à Fierté Montréal pour tenir la première grande exposition de l’artiste blackfoot bispirituel Adrian Stimson à l’Espace CDEx de l’UQAM, du 5 au 21 août. Une exposition de Ma-nee Chacaby sera aussi tenue par le CIAC. Ma-nee Chacaby est une aînée ojibwé-crie et lesbienne.

La programmation complète du 29e festival de Présence autochtone est disponible à l’adresse suivante : https://www.presenceautochtone.ca/fr (Nouvelle fenêtre)

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