•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La moitié des enfants autochtones vivent en situation de pauvreté, d’après une étude

Une enfant joue sur une balançoire à l'arrière d'une maison dans une cour jonchée de déchets.

47 % de tous les enfants autochtones vivent dans la pauvreté, contrairement à 17,6 % de tous les Canadiens.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Ce sont 47 % des enfants autochtones qui vivent en situation de pauvreté, selon une nouvelle étude. Il s’agit du taux de pauvreté infantile le plus élevé au Canada.

Ce chiffre atteint 53 % lorsque l’on considère uniquement les enfants vivant dans les réserves. La moyenne des enfants canadiens considérés comme pauvres était de 17,6 % lors du recensement de 2016.

L’étude est publiée par Upstream Institute et rédigée par des chercheurs de l’Assemblée des Premières Nations (APN) et du Centre canadien de politiques alternatives.

Statistique Canada n’étudie pas les taux de pauvreté infantile chez les Autochtones, sauf lors des recensements, ce que déplore le chef national de l’APN Perry Bellegarde.

« Puisque le Canada n'étudie pas le niveau de pauvreté des Premières Nations dans les réserves, nous l'avons fait », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Nos enfants font face aux pires conditions sociales et économiques au pays, a ajouté Perry Bellegarde. Ils méritent d'obtenir une occasion de réussir. »

Les chercheurs ont également constaté que les taux de pauvreté avaient peu changé dans les communautés autochtones entre les recensements de 2006 et 2016.

Cependant, le nombre d’enfants vivant dans les réserves est demeuré stable pendant cette période. Les taux de pauvreté ne découleraient donc pas de la croissance de la population.

Selon les données de 2016, les provinces où la pauvreté des enfants dans les réserves est la plus grande sont la Saskatchewan et le Manitoba avec un taux de 65 %.

Mais c’est au Québec que ce chiffre est le plus bas avec 29 %, ce que le rapport explique en grande partie par les accords conclus sur le partage des revenus provenant des ressources naturelles. C’est le cas notamment des Cris, chez qui le taux de pauvreté infantile atteint 15 %, ce qui contribue à diminuer la moyenne provinciale.

Chez les Inuit, le taux est passé de 27 % à 25 % entre 2006 et 2016. Toutefois, près de la moitié de la population inuit est exclue des statistiques sur la pauvreté, puisqu'elle réside dans les territoires et que Statistique Canada considère que ses mesures de faible revenu n'y sont pas applicables.

Le taux de pauvreté infantile chez les Métis est passé de 27 % à 22 % lors des dix dernières années, en même temps que le nombre de personnes se déclarant métisses a augmenté considérablement.

Les chercheurs estiment que la baisse des taux de pauvreté de cette catégorie pourrait être expliquée par le fait que davantage de personnes aisées se décrivent comme Métis dans les formulaires de recensement.

Le rapport rappelle que le gouvernement fédéral s’était donné, en 1989, comme objectif d’éliminer totalement la pauvreté chez les enfants d’ici l’année 2000.

Avec des informations de La Presse canadienne.

Autochtones

Économie