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Un documentaire sur Florent Vollant en première au Festival Les Percéides

Florent Vollant en entrevue dans le documentaire « Florent Vollant, Faiseur de Makusham ».

Le documentaire « Florent Vollant Faiseur de Makusham » est une réalisation d'Éli Laliberté.

Photo :  courtoisie / Éli Laliberté

Radio-Canada

Le documentaire Florent Vollant Faiseur de Makusham sera en première mondiale au 11e festival de cinéma Les Percéides, qui aura lieu du 15 au 25 août à Percé, en Gaspésie.

Un texte de Gabrielle Paul

Florent Vollant Faiseur de Makusham est une réalisation d’Éli Laliberté, originaire de la Gaspésie.

Il connaît le chanteur innu depuis de nombreuses années.

« C’est lui qui a fait la musique pour mon documentaire Le temps d’une chasse [paru en 2004] », se souvient le réalisateur.

« Dès qu’on m’a demandé si j’étais intéressé à faire un film sur Florent, j’ai tout de suite accepté », affirme M. Laliberté.

Le film de moins d’une heure a été produit par le Groupe PVP, en collaboration avec le Réseau de l'information de Radio-Canada (RDI), dans le cadre de la série Grands reportages – personnalités.

Le documentaire retrace la vie du chanteur qui s’est fait connaître au sein du groupe Kashtin, mais Éli Laliberté souhaitait mettre en parallèle l’actualité autochtone de l’époque.

« Florent est venu au monde et ça brassait, affirme-t-il. Et naître Autochtone au Canada, c’est un geste politique. »

Pour le réalisateur, ce documentaire est alors l’occasion de « faire réaliser l’histoire moderne autochtone » à ceux qui le visionneront.

« Il y avait des choses qui se passaient avant la crise d’Oka », rappelle-t-il.

Le film est d’ailleurs ponctué d’images tirées de reportages et d’émissions de l’époque. « Les choses qu’on entend [dans les archives], je ne suis pas certain que cela pourrait être encore dit aujourd’hui », soutient le réalisateur.

Éli Laliberté et les Autochtones : une longue histoire de collaboration

Éli Laliberté entretient depuis qu’il a 19 ans une relation particulière avec les communautés autochtones. « Ce n’est pas un sujet d’étude, dit-il. C’est au fil des rencontres que les histoires sont venues à moi. »

Il a passé beaucoup de temps avec les Micmacs de Gesgapegiag. Ses enfants et ses petits-enfants sont d’ailleurs membres de cette communauté. « Quand ça devient ta famille, ton milieu, les gens viennent vers toi et ils veulent que tu racontes leur histoire », confie-t-il.

Éli Laliberté entamera cet automne son prochain projet, un documentaire qui suivra des trappeurs le long de la voie ferrée que parcourent les trains de Tshiuetin, une compagnie ferroviaire innue et naskapie.

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