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La GRC à la recherche de victimes de stérilisation forcée

Brenda Lucki lors d'une conférence de presse.

La commissaire de la GRC, Brenda Lucki, affirme que la GRC est prête à rencontrer de potentielles victimes.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) se dit prête à rencontrer des victimes potentielles de stérilisation forcée et appelle leurs avocats à l’aider dans ce processus, selon ce qu’a affirmé mardi la commissaire Brenda Lucki devant le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes.

« Si les avocats pouvaient parler à ces victimes et leur donner l’option de s’adresser à police, on s’assoirait avec chacune de celles dont le cas peut être étudié sous un angle criminel », a-t-elle dit.

La commissaire de la GRC était appelée à témoigner à la suite d’inquiétudes concernant la situation des femmes, majoritairement autochtones, qui allèguent avoir été stérilisées contre leur gré après leur accouchement.

Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique du Canada en matière de santé, Don Davies, avait demandé en avril que la GRC mène une enquête nationale à ce sujet.

La commissaire avait alors répondu que la GRC s’associerait avec les forces policières de chaque province et territoire pour voir si des plaintes ont été déposées au pays.

Mais aucune allégation de stérilisation forcée ou coercitive n’a été rapportée à la GRC directement, a indiqué Brenda Lucki mardi.

Les femmes ne font pas confiance à la police, selon l'auteure d'un rapport

En 2017, l’Autorité régionale de santé de Saskatoon a fait des excuses publiques auprès des femmes autochtones de la Saskatchewan qui affirmaient avoir été stérilisées contre leur gré.

La Dre Judith Bartlett, qui a rédigé le rapport externe commandé par l’Autorité régionale de santé de Saskatoon, a affirmé devant le comité de la Chambre des communes que les sept femmes autochtones interrogées dans le rapport se sentaient invisibles et impuissantes.

Selon elle, il est peu probable que les femmes portent plainte à la GRC, une institution à laquelle elles ne font pas confiance. Dans le cadre du rapport, les femmes avaient pu garder l’anonymat, ce qui leur a permis de s’exprimer sur leur souffrance, a-t-elle ajouté.

Le cas le plus récent serait survenu en 2018

L'avocate Alisa Lombard, de la firme Semaganis Worme Lombard, représente deux femmes de la Saskatchewan qui ont intenté un recours collectif en 2017 contre l’Autorité de santé de Saskatoon, les gouvernements de la Saskatchewan du Canada, de même que plusieurs professionnels de la santé.

Elle a affirmé devant le comité de la Chambre des communes la semaine dernière que l’une des clientes, surnommée D.D.S., allègue avoir été stérilisée sans son consentement éclairé en décembre 2018 à l’hôpital de Moose Jaw.

Elle avait indiqué en avril qu’environ 100 femmes, majoritairement autochtones, avaient communiqué avec elle en alléguant être victimes de stérilisation forcée. Ces allégations concernent des femmes de la Saskatchewan, mais aussi de l’Alberta, du Manitoba, de l’Ontario, du Québec et des Territoires du Nord-Ouest.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

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