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Une marche à Montréal pour permettre aux femmes autochtones de guérir

Deux personnes tiennent une bannière avec les mots «Foyer pour femmes autochtones de Montréal» dessus. D'autres personnes les suivent à la marche derrière.
Les organisateurs souhaitent rassembler environ 250 marcheurs samedi prochain. Photo: Foyer pour femmes autochtones de Montréal
Yessica Chavez

Le Foyer pour femmes autochtones de Montréal organise samedi sa sixième marche annuelle sur le mont Royal. Plus qu’une collecte de fonds, c’est aussi une activité de réconciliation et une manière de venir en aide aux femmes autochtones.

La population est invitée à se rassembler au monument Georges-Étienne Cartier au pied du parc du Mont-Royal, à Montréal, vers 14 h.

Selon Melanie Lefebvre, une artiste métisse et travailleuse communautaire qui collabore avec le foyer, cet événement est une occasion d’encourager sa communauté.

« Les femmes autochtones, les bispirituels et les enfants sont le pilier de notre communauté. C’est notre devoir de les respecter, de les honorer et de les encourager. Surtout qu’en milieu urbain, les services de santé et de connexion culturelle pour les Autochtones sont sous-financés », indique-t-elle.

Fondé en 1987, le foyer situé au centre-ville de Montréal offre refuge et soutien aux femmes autochtones et à leurs enfants en difficulté, leur fournissant un environnement culturellement adapté où elles peuvent reconstruire leur vie.

Collecte de fonds

C’est en raison du besoin de financement que la marche de solidarité a vu le jour il y a six ans. Selon la directrice générale du foyer, Nakuset, l’activité joue un rôle clé pour l’organisme. Elle sert à amasser les fonds qui financent une retraite de guérison dans la nature pour les femmes du foyer.

« Les femmes qui arrivent au foyer sont comme une cocotte-minute : elles ont trop de pression et de stress. La retraite de guérison leur permet de laisser tous leurs traumatismes derrière pendant un instant et d’enlever un peu de poids sur leurs épaules. L’activité leur permet aussi de créer des souvenirs positifs avec leurs enfants sans avoir à se soucier d’un fardeau financier », explique-t-elle.

Lors de cette retraite, les femmes peuvent aussi discuter des problèmes qu’elles vivent et échanger des conseils entre elles. Selon Nakuset, ce moment de répit les aide à reconnecter avec la nature et leur donne la possibilité de prendre part à des cérémonies et rituels traditionnels de guérison, tels que la tente à sudation.

« C’est aussi une pause qui leur permet de reprendre des forces avant de revenir à Montréal pour affronter les situations problématiques dans leur vie. C’est notamment, grâce à de telles activités que des femmes retrouvent le courage de se battre pour éviter que leur enfant soit retiré de leur foyer et ainsi briser ce cycle vicieux qui se perpétue, pour certaines, depuis plusieurs générations », ajoute la directrice.

La collecte de fonds a pour objectif de récolter 30 000 $. Plus de 20 000 $ ont déjà été amassés sur le site de sociofinancement CrowdRise. Chaque marcheur doit faire un don d'au moins 20 $.

Au programme de la journée de samedi, une marche et des performances des artistes autochtones Beatrice Deer, lauréate d’un prix Juno, Buffalo Hat Singers et Odaya.

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