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Des jeux autochtones pour lutter contre le décrochage scolaire

La 12e édition des jeux interscolaires se déroule à Québec jusqu’au 12 mai.

La 12e édition des jeux interscolaires se déroule à Québec jusqu’au 12 mai.

Photo : Fournie par le Conseil en éducation des Premières Nations

Ismaël Houdassine

La 12e édition des Jeux interscolaires se déroule à Québec jusqu'au 12 mai. La manifestation sportive organisée par le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) réunit cette année plus de 700 jeunes athlètes autochtones issus de 16 communautés à travers la province. Son objectif : lutter contre le décrochage scolaire.

Le rendez-vous est donné au Pavillon de l’éducation physique et des sports de l’Université Laval. Des jeunes âgés de 10 à 18 ans participent à plusieurs disciplines sportives. L’événement n’avait jusqu’ici jamais accueilli autant de participants, se réjouit en entrevue Ève Bastien, conseillère en communication au CEPN.

« Il y a une forte implication de la part des communautés. On avait commencé les inscriptions avec moins de 140 participants. On est aujourd’hui rendu avec plus de 700 jeunes. »

Depuis la 1ere édition de 2008, les Jeux du CEPN permettent aux jeunes Autochtones de célébrer leur année scolaire à travers une flopée d’activités. Même si plusieurs réussissent à se qualifier aux jeux autochtones de niveau national, l’événement annuel vise surtout à encourager les élèves à poursuivre leurs études.

« Dans les communautés, le taux de décrochage est parfois très haut, raconte Mme Bastien. Si avec les Jeux on est capable d’encourager les jeunes à terminer leurs études secondaires pour se rendre au niveau postsecondaire, alors c’est pour nous déjà une grande victoire. »

Car au-delà du sport, les Jeux du CEPN permettent aux jeunes issus des Premières Nations de voir leur parcours éducatif comme un véritable tremplin dans leur avenir.

« Plusieurs communautés utilisent l’événement pour dire aux jeunes que s’ils ont de bons résultats ils auront la chance d’aller participer aux Jeux, raconte la conseillère. »

Le CEPN compte 22 communautés membres, mais les Jeux sont ouverts à l’ensemble des communautés autochtones du Québec, rappelle Mme Bastien. Certains ont d’ailleurs fait le déplacement, comme les Innus de Pessamit, de Uashat et de Mani-Utenam.

C’est un incitatif, puisque les élèves considèrent les Jeux comme un cadeau qui vient clore leurs efforts dans les études.

Ève Bastien, conseillère en communication au CEPN

La conseillère ajoute que pour les communautés éloignées, le CEPN offre une aide financière pour le déplacement. Celle-ci se décline sous forme de ristourne à la fin des Jeux et se base sur une formule qui tient compte du nombre de participants et de la distance à parcourir.

« Pour des raisons de frais de déplacement et d’entraînement, il y a des communautés qui choisissent de participer aux Jeux autochtones interbandes qui vont avoir lieu en mai prochain à Sept-Îles, dit-elle. D’autres communautés alternent, une année aux Jeux interscolaires, l’autre année aux Jeux d’interbandes. »

La 12e édition des jeux interscolaires se déroule à Québec jusqu’au 12 mai.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La 12e édition des jeux interscolaires se déroule à Québec jusqu’au 12 mai.

Photo : Fournie par le Conseil en éducation des Premières Nations

Cette année, 16 communautés autochtones sont représentées, dont celle de Lac-Rapide en Outaouais qui est parvenue à envoyer des jeunes du secondaire alors qu’elle n'a pas d’école secondaire.

« La communauté désirait être présente elle aussi. Les Jeux honorent la persévérance et de saines habitudes de vie, rétorque Mme Bastien. Ce qui est important, c’est que les participants puissent se retrouver ensemble pour célébrer leur passion. »

Pendant cinq jours, le sport est à l’honneur avec des compétitions d’athlétisme, de basketball, de volleyball et de hockey cosom. En parallèle, les jeunes ont droit à des ateliers de perfectionnement offerts par les athlètes du Rouge et Or de l’Université Laval.

La culture autochtone sera bien présente, explique la conseillère. Outre la cérémonie d’ouverture prévue vendredi avec l’entrée des délégations portant les drapeaux de chaque communauté, le groupe de tambour de Wemotaci interprétera des chants traditionnels.

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