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Un « New Deal vert » canadien réclamé

Lancement du « New Deal vert » à Montréal

Lancement du « New Deal vert » à Montréal

Photo : Radio-Canada / Laurence Niosi

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une coalition d'une soixantaine de militants et de groupes autochtones et environnementaux de partout au pays a lancé lundi matin un « New Deal vert ». À quelques mois des élections fédérales, le groupe exige du gouvernement canadien qu'il réduise les émissions de gaz à effet de serre de moitié d'ici 2030.

Des points de presse avaient lieu à Montréal, Vancouver et Toronto pour le coup d’envoi de ce New Deal vert, clin d’oeil à l’ambitieux projet contre les changements climatiques qu’ont récemment proposé des élus démocrates américains.

« Nous sommes en urgence climatique. Les appels à la conscience ne suffisent plus », a lancé à Montréal le metteur en scène et militant Dominic Champagne. Également présents au point de presse : le documentariste Will Prosper et sa fille, la militante anichinabée Carole Brazeau, le professeur de climatologie Damon Matthews et l’urgentologue Éric Notebaert.

« Les inondations sont dévastatrices. Le pergélisol en Arctique fond. Les vagues de chaleur tuent », lit-on dans le manifeste du « New Deal vert », qui se veut « inclusif » et « dicté par les connaissances scientifiques et le savoir autochtone ».

En pleine année électorale, le groupe demande à ce que les partis fédéraux intègrent leurs demandes à leurs plateformes. « La prochaine élection doit porter sur le climat », a martelé Dominic Champagne, qui est aussi instigateur du Pacte pour la transition.

C’est d’ailleurs de ce « pacte », signé jusqu’à présent par 270 000 Québécois, que s’inspire ce New Deal, version 2019. Ses signataires demandent au gouvernement de François Legault d’agir de façon ambitieuse contre les changements climatiques.

Les promoteurs du New Deal vert exhortent Ottawa à faire de même.

Concrètement, le public est convié à participer à des assemblées citoyennes qui seront tenues partout au pays dans les prochaines semaines afin de déterminer « les balises de ce projet de vie et de développer les propositions de politiques publiques », peut-on lire dans le communiqué de la coalition.

Participation de groupes autochtones

En plus de syndicats et de personnalités comme l'environnementaliste David Suzuki ou le chanteur Rufus Wainwright, cette coalition pancanadienne compte quelques groupes autochtones, dont l’Association des chefs indiens de la Colombie-Britannique ou encore l’organisation Indigenous Climate Action.

« Un New Deal vert voudrait dire que [le gouvernement a] une vraie relation de nation à nation avec les peuples autochtones », a souligné Carole Brazeau, jusqu'à récemment coordonnatrice en environnement et développement durable pour Femmes autochtones du Québec.

Le gouvernement devrait davantage consulter les Premières Nations lors de grands projets d’oléoducs, dit-elle, en accord avec la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

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