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Loi sur les Indiens : des femmes autochtones interpellent la ministre Bennett

La ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, la présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada Francyne Joe (milieu) et Viviane Michel, de Femmes autochtones du Québec (gauche), signent une entente à Ottawa.
La ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, la présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada Francyne Joe (milieu) et Viviane Michel, de Femmes autochtones du Québec (gauche), signent une entente à Ottawa le 1er février 2019. Photo: La Presse canadienne / Fred Chartrand
Laurence Niosi

À Ottawa pour dénoncer la Loi sur les Indiens, la présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), Viviane Michel, affirme avoir été accueillie froidement par la ministre fédérale des Relations Couronnes-Autochtones, Carolyn Bennett.

Mme Michel était dans la capitale mardi avec d’autres militantes et représentantes autochtones de groupes de partout au Canada pour exiger la fin de la discrimination dont sont victimes les femmes dans la loi fédérale.

Viviane Michel, de même que l’avocate micmaque Pamela Palmater, la sénatrice Lillian Dyck ou encore la militante Jeannette Corbiere Lavell ont rencontré la ministre Bennett et la ministre de la Condition féminine, Maryam Monsef.

« La ministre Bennett se soucie du côté financier, et ça ne devrait pas être une question. On parle de la transmission identitaire! », s’exclame en entrevue à Espaces autochtones la présidente de FAQ, ajoutant ne pas avoir trouvé la ministre « réceptive » à ses recommandations.

Instaurée en 1876, la Loi sur les Indiens a longtemps privé de leur statut les femmes qui se mariaient à des non-Indiens, de même que leurs descendants. La loi a été modifiée au fil des années, mais des discriminations persistent.

La ministre Bennett a déjà qualifié la Loi canadienne de « discriminatoire » et de « paternaliste », mais Viviane Michel et d’autres attendent toujours que le gouvernement de Justin Trudeau traduise ses paroles en actes.

« Tous les mardis, les députés se rencontrent et peuvent changer des choses. Et c’est ce qu’on a dit à la ministre Bennett, “vous avez ce pouvoir” », affirme Mme Michel, lassée, dit-elle, « de répéter les mêmes affaires depuis 45 ans ».

Le 17 janvier, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a blâmé le Canada. Ottawa aurait enfreint ses obligations internationales en refusant d’accorder aux femmes autochtones les mêmes droits qu’aux hommes en ce qui a trait à la transmission « du statut d’Indien ».

Politique