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Le Parti libéral du Canada enquête sur l'attaque alléguée d'une Autochtone lors d'un rassemblement

L'homme, à droite, semble attaquer une jeune femme autochtone, au centre, lors d'un rassemblement du Parti libéral du Canada, à Toronto le 4 mars dernier.
L'homme, à droite, semble attaquer Vanessa Gray, au centre, lors d'un rassemblement du Parti libéral du Canada, à Toronto, le 4 mars dernier. Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn
Radio-Canada avec CBC.ca

Le Parti libéral du Canada étudiera le cas d'une Autochtone présumément agressée lors d'un rassemblement auquel participait Justin Trudeau.

Le 4 mars dernier, Vanessa Gray assistait à une allocution du premier ministre à Toronto, où il était notamment question des changements climatiques.

La femme de 26 ans avait sorti un drapeau canadien portant l’inscription « Pas de justice sur les terres autochtones volées », en anglais.

Pendant le discours du premier ministre, elle a commencé à chanter ces mêmes paroles. C’est alors qu’un homme l’aurait violemment renversée.

« Il a pris mon bras et il m’a poussée. Il était en train de m’attaquer. Tout s’est produit vraiment rapidement », raconte celle qui est originaire de la Première Nation d’Aamjiwnaang, près de Sarnia, en Ontario.

Selon un témoin de la scène, Josh Gibson, l’homme qui a attaqué la jeune femme était très fâché. « Il y a une différence entre une poussée et ce qu’il a fait à Vanessa Gray. C’était violent! »

Des photos et des vidéos montrent un homme âgé aux cheveux blancs qui semble s’en prendre à la jeune Autochtone.

Le Parti libéral affirme avoir contacté les autorités concernées à ce sujet, mais ne confirme pas si la police a été avisée.

« L’incident a été porté à notre attention, et le parti est en train d’étudier cette question avec notre personnel et avec les autorités appropriées. Les allégations de cette nature sont prises très au sérieux par le parti, et nous encourageons toute personne inquiète de la situation à contacter le parti ou la police directement », a écrit le porte-parole du PLC, Parker Lund, dans un courriel envoyé à CBC.

Possibles poursuites

Pour sa part, l’avocat de Vanessa Gray, Nick Cake, affirme qu’il en est aux étapes préliminaires, mais qu’une plainte pourrait être déposée à la police. Il affirme que des poursuites civiles sont aussi envisagées.

« Vanessa était dans son droit de dire ce qu’elle a dit et de faire ce qu’elle a fait, sans avoir peur de représailles de la part du public et des personnes qui n’étaient pas d’accord avec elle », a souligné l’avocat.

Selon lui, la vidéo de l’attaque était choquante et l'incident limitait le droit d’expression de sa cliente.

« On se croirait dans un rassemblement de Trump aux États-Unis », s’indigne Nick Cake.

La femme autochtone affirme qu’il y avait beaucoup de policiers présents et qu’aucun d’entre eux ne l’a interrogée pour savoir ce qui s’était passé. Ils lui ont plutôt demandé de quitter les lieux.

« Je crois que d’être un homme blanc violent est plus acceptable que d’être une femme autochtone non violente, et c’est pour ça qu’ils m’ont expulsée et pas lui », se désole Vanessa Gray.

Elle ne regrette toutefois pas d'avoir assisté à ce rassemblement et d’avoir dérangé Justin Trudeau durant son allocution.

Avec les informations de Jorge Barrera/CBC News

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