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Un « Facebook physique » pour les personnes marginalisées à Montréal

Ammisee Papialuk montre son album
Ammisee Papialuk Photo: CBC

Le Montréalais James Galwey utilise des albums photos pour mettre en valeur et créer des liens entre des personnes marginalisées qui fréquentent le métro.

L'agent de liaison chez Exeko, un organisme montréalais à but non lucratif, demande à prendre des photos des personnes qu'il rencontre. Il les imprime ensuite et les met dans des albums, créant un livre pour chacune des stations.

« Chaque station de métro a sa propre communauté », affirme M. Galwey, ajoutant qu'il est important que les personnes marginalisées aient accès à ce qu'il appelle un « Facebook physique ».

« Ils n'ont pas accès à Internet; ils n'ont ni iPhone ni appareil photo. Et donc je pense que c'est un moyen important pour eux de savoir ce que font leurs amis, comme on le ferait avec Facebook », dit-il.

James Galwey (gauche) montre une de ses photos prises dans le métro.James Galwey (gauche) montre une de ses photos prises dans le métro. Photo : CBC

Parmi les personnes qui apparaissent dans son album se trouve Ammisee Papialuk, originaire de Kuujjuarapik, au Nunavik. Elle passe une grande partie de son temps dans la station de métro Place-des-Arts et dans ses environs, en compagnie d'un groupe d'amis très uni, tous des sans-abri.

Ammisee et ses amis sont assis par terre dans la station et feuillettent un album photo. L’album regorge de photos de personnes qu’elle connaît et qui fréquentent la station Place-des-Arts.

« J'aime ces photographies. C'est pour des souvenirs, vous savez? Chaque photo a un sens », dit-elle.

Pour James Galwey, ces photos aident à capturer un mode de vie transitoire. Souvent, soulève-t-il, les albums contiennent les dernières photos jamais prises de ses sujets.

D'après un texte de Craig Desson de CBC

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