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Les femmes autochtones ont besoin de refuges, disent des organismes

Ombre d'une femme qui est montrée du doigt.

Les femmes autochtones doivent avoir accès à plus de refuges, disent des organismes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les femmes autochtones ont besoin de davantage de refuges et de maisons d'hébergement, notamment pour échapper à la violence familiale, ont plaidé cette semaine de nombreux intervenants à Ottawa, à l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).

Un texte de Laurence Niosi

Les intervenants ont dénoncé le sous-financement chronique des refuges pour femmes, à la fois dans les communautés et dans les grands centres urbains. « [Dans les communautés], nos refuges sont dirigés par nos chefs et nos conseils de bande, qui prennent souvent notre financement et le placent ailleurs, dans les routes et les ponts, par exemple », a déploré jeudi Sandra Montour, intervenante à l'organisme Aboriginal Shelters of Ontario.

« Nos abris ne répondent pas aux besoins de nos clientes. On ne peut pas garder nos bâtiments en bonne condition. Si nous étions hors réserve, nos immeubles seraient fermés », a-t-elle poursuivi lors d’une présentation qui a pris la forme d’une représentation théâtrale.

Dans les grandes villes, les refuges n’ont pas le financement suffisant pour offrir des programmes culturellement adaptés, déplorent les organismes.

Les femmes autochtones sont trois fois plus nombreuses à être victimes de violence conjugale que les femmes non autochtones. Elles courent aussi davantage le risque d'être tuées dans un acte de violence conjugale.

Mais souvent, elles n’ont aucun endroit pour se réfugier, ou doivent faire de longs déplacements pour se rendre au refuge le plus proche, avait déploré plus tôt cette semaine Rebecca Kudloo, présidente de la Pauktuutit Inuit Women of Canada, une association nationale qui représente les femmes inuites.

Virginia Lomax, l’avocate qui représente l’Association des femmes autochtones du Canada, a également recommandé, lors de son exposé mercredi, la création de refuges et de maisons d’hébergement pour les femmes autochtones, surtout dans les communautés les plus isolées.

Le gouvernement fédéral finance 41 refuges desservant les Autochtones vivant dans l’une des 634 communautés du pays. Mais ce n’est pas assez, déplorent divers organismes, dont Amnistie internationale.

Les audiences de l’Enquête se poursuivent cette semaine avec la présentation des observations finales des parties ayant qualité pour agir – des organismes communautaires, des organisations non gouvernementales, par exemple. Les audiences prennent fin vendredi.

Les commissaires ont jusqu’à la fin mai pour remettre leur rapport final au gouvernement.

Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées

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