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Justin Trudeau et les premiers ministres provinciaux rencontrent les chefs autochtones

Le Premier ministre Justin Trudeau a rencontré les dirigeants autochtones lors de la réunion des premiers ministres à Montréal, le vendredi 7 décembre 2018.
Le premier ministre Justin Trudeau a rencontré les dirigeants autochtones lors de la réunion des premiers ministres à Montréal, le vendredi 7 décembre 2018. Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson
Radio-Canada

Des chefs autochtones ont rencontré Justin Trudeau vendredi pour une réunion à huis clos avec les dirigeants des provinces et des territoires du pays. Sur fond de tension entre ses homologues provinciaux, le premier ministre a ouvert le sommet en déclarant que « les Canadiens autochtones et non autochtones sont toujours mieux servis quand tous les ordres de gouvernement travaillent ensemble. »

Un texte d'Ismaël Houdassine

La réunion matinale, portant sur le développement économique des communautés autochtones, a rassemblé Perry Bellegarde, le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Natan Obed, le président de l'Inuit Tapiriit Kanatami et Clément Chartier, le président du Ralliement national des Métis.

Avouant qu’il y avait encore beaucoup de travail à faire pour une meilleure intégration économique des Autochtones, M. Trudeau a précisé, quelques minutes avant la tenue de ce quatrième sommet du genre, que c’était là « une occasion de discuter de la manière dont le gouvernement fédéral et le leadership autochtone ont collaboré positivement au fil des ans. »

À la sortie de la réunion, le chef Perry Bellegarde a appelé les provinces à officialiser le dialogue bilatéral avec les groupes autochtones qui, selon lui, facilitera les projets de développement. « Parce que nous n’avons pas cet espace, c’est là que les protestations interviennent. C’est là aussi que les défis juridiques apparaissent. Il vaut mieux être proactif et créer cet espace de dialogue », a-t-il déclaré.

Pour le bien commun de tous, les Autochtones partagent les richesses et les ressources de leurs territoires, mais ils subissent encore beaucoup trop de pauvreté

Perry Bellegarde, chef de l'Assemblée des Premières Nations

Le chef a également ajouté lors de la réunion que le Canada aurait tout intérêt à intégrer au sein de son économie les forces vives des communautés autochtones. « Les Autochtones représentent le segment de population dont la croissance est la plus rapide au Canada. Ils sont une véritable force de travail. En investissant dans l’éducation et les formations professionnelles, on s’assure d’obtenir un énorme retour d'investissement dans le futur », a souligné Perry Bellegarde.

Même si Clément Chartier a trouvé la réunion « trop courte » à son goût, le président du Ralliement national des Métis, qui représente la nation métisse à l'échelle nationale, a tout de même pris l’occasion de rappeler aux participants les besoins particuliers de la nation Métis.

« C’est toujours bon de faire partie d’un sommet comme celui-ci où tous les premiers ministres provinciaux et le premier ministre du Canada tentent de régler des désaccords qui nous concernent tous. »

Clément Chartier, le président du Ralliement national des Métis présent à la la réunion des premiers ministres à Montréal, le vendredi 7 décembre 2018.Clément Chartier, le président du Ralliement national des Métis présent à la la réunion des premiers ministres à Montréal, le vendredi 7 décembre 2018. Photo : Radio-Canada / Ismaël Houdassine

Plus d'efforts des provinces

En ce qui concerne les opportunités économiques, le fédéral soutient financièrement la nation Métis, rappelle M. Chartier. Toutefois, a-t-il ajouté, certaines provinces doivent faire plus d'efforts. « Depuis le changement de gouvernement au Manitoba, notre situation s’est dégradée. Nous sommes aussi très dépendants des fluctuations économiques comme en Alberta avec l’industrie du pétrole », a-t-il déploré.

De son côté, Natan Obed, le président de l'Inuit Tapiriit Kanatami, qui représente 50 400 Inuits, a jugé la réunion très productive pour les demandes de la nation inuite. « Parce qu’il existe des fossés énormes d’infrastructure entre nos territoires et le reste du Canada, le développement économique se fait beaucoup plus difficilement chez nous. Les premiers ministres m’ont écouté avec beaucoup d’attention. »

Natan Obed, le président de l'Inuit Tapiriit Kanatami présent à la réunion des premiers ministres à Montréal, le vendredi 7 décembre 2018.Natan Obed, le président de l'Inuit Tapiriit Kanatami présent à la réunion des premiers ministres à Montréal, le vendredi 7 décembre 2018. Photo : Radio-Canada / Ismaël Houdassine

M. Obed s’attend toutefois à des actions concrètes de la part des différents paliers de gouvernement. « Il faut faciliter les opportunités d’affaires pour les communautés. Nous avons déjà une organisation économique et je crois que c’est à travers elle que les institutions doivent porter leurs efforts. »

Natan Obed a demandé aux politiciens de ne pas mettre en péril le mode de vie des Inuits. « Une reconnaissance claire des changements climatiques doit s’ajouter à des investissements dans les énergies propres », a-t-il affirmé en marge de la réunion.

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