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Pipeline Trans Mountain : « Nous n'avons pas fait un assez bon travail », admet Trudeau

Le premier ministre Justin Trudeau a prononcé une allocution lors de son passage à la réunion annuelle des chefs de l’Assemblée des Premières Nations (APN), à Ottawa le mardi 4 décembre 2018.
Le premier ministre Justin Trudeau a prononcé une allocution lors de son passage à la réunion annuelle des chefs de l’Assemblée des Premières Nations (APN), à Ottawa le mardi 4 décembre 2018. Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

Même s'il n'est pas question d'abandonner le controversé projet de pipeline Trans Mountain, le premier ministre Justin Trudeau a fait son mea-culpa, mardi, et a promis aux communautés autochtones de les consulter dans le nouveau processus en cours.

Un texte d'Ismaël Houdassine

« Nous n’avons pas fait un assez bon travail », a-t-il admis lors de son passage à la réunion annuelle des chefs de l’Assemblée des Premières Nations (APN), à Ottawa.

« Je pourrais me justifier en disant que les gouvernements précédents n’ont jamais fait de consultation pendant dix ans. Mais ce n’est pas une raison suffisante et je m’excuse pour cela », a-t-il ajouté face à un parterre attentif.

En août 2018, la Cour d'appel fédérale a annulé le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain, estimant que le gouvernement avait entre autres failli à son obligation de consulter les populations autochtones.

Elle avait d’ailleurs précisé qu’Ottawa avait omis « d’engager un véritable dialogue et de se pencher sur les réelles préoccupations des demandeurs autochtones de manière à être en mesure de rechercher des mesures pour y répondre ».

Presque au moment où la Cour rendait sa décision, le gouvernement Trudeau finalisait l’achat du pipeline Trans Mountain, une transaction de 4,5 milliards de dollars conclue avec la compagnie pétrolière texane Kinder Morgan.

Prendre en compte « les inquiétudes »

Devant les leaders autochtones, le premier ministre a toutefois défendu l’action de son gouvernement, qui a toujours fait preuve de bonnes intentions même si, selon lui, les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes.

Selon Justin Trudeau, le nouveau processus tiendra compte des inquiétudes des communautés autochtones.

Nous allons aller de l’avant avec les consultations, même si cela ne signifie pas que nous réussirons à faire l’unanimité sur ce projet. Nous allons mettre en place des consultations dans lesquelles les craintes et les préoccupations seront entendues. C’est ce que nous allons faire.

Le premier ministre Justin Trudeau

Le premier ministre Trudeau ne s’attend pas à faire consensus. Le projet divise les communautés autochtones concernées, notamment en Colombie-Britannique, où le tracé du pipeline doit déboucher.

« Nous avons dans notre pays des gens qui ont des opinions fortes sur toutes sortes de sujets, mais le travail d’un chef ou d’un premier ministre est d’écouter et de respecter tous les points de vue afin de prendre la meilleure décision possible pour l’intérêt de tous », a-t-il déclaré.

Lors de son discours, M. Trudeau est revenu sur les réalisations de son gouvernement, en particulier la construction de logements et l’assainissement de l’eau dans les communautés.

C’est également le gouvernement libéral qui a lancé une enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, dont le mandat a été prolongé de six mois en juin 2018.

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