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La musique comme outil de dialogue

Silla and Rise

Silla and Rise

Photo : Radio-Canada / Vivien Gaumand

Radio-Canada

Le dialogue entre les musiciens autochtones du pays et les professionnels du milieu artistique canadien et international se poursuit et semble porter ses fruits.

La série Accents autochtones, présentée pour une sixième année consécutive au Mundial Montréal, aura permis de présenter en vitrine, devant des diffuseurs venus d’Europe et de partout en Amérique du Nord, des artistes tels que le trio Silla+Rise qui propose une fusion entre le chant de gorge inuit et l'électro, la chanteuse de folk nordique Riit, le ténor Jeremy Dutcher (Prix Polaris 2018), ainsi que l’ensemble OktoEcho venu présenter sa création Saimaniq.

Parallèlement à ces vitrines, des activités de développement professionnel, des séances de mentorat et des tables rondes ont permis ce dialogue nécessaire à la mise en valeur du talent, de la présence ainsi que de la diversité des différentes communautés autochtones à travers le pays.

Alan Greyeyes, directeur du festival sākihiwē de Winnipeg, participait à une table ronde baptisée ‘’Idle No More III : Renaissance autochtone’’.

Autant que possible, il faut que les artistes et les gens de l’industrie évitent les généralisations, négatives et positives. Il est aussi dommageable pour nos relations que de tomber dans des stéréotypes racistes ou de fantasmer sur un idéal romantique précolonial. Il faut réaffirmer notre humanité et ainsi développer nos individualités. 

Alan Greyeyes, directeur du festival sākihiwē de Winnipeg

Patrimoine Canada interpellé

Mundial MontréalAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mundial Montréal

Photo : Radio-Canada / Vivien Gaumand

Devant un public constitué de directeurs de festivals et de bailleurs de fonds de différents paliers de gouvernement, il renchérit: « Plutôt que de créer des événements pour et par des autochtones basés sur le modèle colonial, pourquoi ne pas simplement financer les pow-wow ? Entendez-vous, Patrimoine Canada ? »

La réponse, venue de la salle, fut immédiate. « On vous écoute ! » On se mit d’accord pour une rencontre dans les heures suivantes. Le dialogue se poursuit.

Derek Andrews, le directeur artistique de Mundial Montréal, croit fermement à la création de tels ponts pour que les artistes puissent bénéficier d’une visibilité et de possibilités de tournée sur de nouveaux marchés de type grand public.

Mundial Montréal est un outil de compensation pour corriger l’inégalité historique à travers le paysage artistique canadien. Les diffuseurs canadiens ont la responsabilité de réfléchir à intégrer l’ensemble de la société dans leur programmation, des communautés autochtones aux nouveaux arrivants, sans oublier qui que ce soit entre les deux.

Derek Andrews, directeur artistique de Mundial Montréal

Monsieur Andrews a contribué de manière déterminante à la reconnaissance d’artistes autochtones canadiens sur la scène internationale. Il a joué un rôle clé lors de la remise, le mois dernier au WOMEX en Espagne, du prix d’excellence professionnelle à l’artiste et activiste Anishinaabe-Ojibwe ShoShona Kish de la formation musicale ontarienne Digging Roots.

Le Centre national des Arts (CNA) a d’ailleurs remis le Prix 2018 du CNA pour contribution exceptionnelle aux activités de tournée à Derek Andrews. En sa qualité de directeur artistique de la huitième édition du Mundial, il a aussi programmé une artiste aborigène d’Australie, Emily Wurramara, ainsi que l’artiste multimédia Elle Márjá Eira, une Sami de Norvège.

« Une renaissance autochtone nous entoure et nous ne pouvons l’ignorer ! » ajoute-t-il.

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