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Une photo choc pour dénoncer l'assassinat de femmes autochtones au pays

Une femme allongée sur le dos, la bouche fermée par un ruban adhésif et enveloppée dans le drapeau canadien.
Charla Sylvester s'est inspirée de l'histoire de Tina Fontaine. Photo: Charla Sylvester
Radio-Canada

Une jeune étudiante en photographie s'est inspirée de l'histoire de Tina Fontaine, cette Autochtone assassinée en 2014 au Manitoba, pour interpeller les citoyens sur la question des femmes autochtones disparues et assassinées au Canada.

À 25 ans, Charla Sylvester, de la Première Nation Beausoleil en Ontario, s’est découvert une passion pour la photographie après avoir commencé à prendre des photos de sa fille en bas âge.

La jeune Autochtone suit depuis un programme dans ce domaine au Georgian College, à Barrie, en Ontario, et a déjà eu un impact sur les réseaux sociaux grâce à l’une de ses œuvres.

Sur la photo qu’elle a présentée, on voit une femme allongée sur le dos, la bouche fermée par un ruban adhésif et le corps enveloppé dans le drapeau canadien. La cousine de Charla Sylvester a posé pour ce cliché.

Charla Sylvester La jeune femme compte faire d'autres photos pour attirer l'attention sur la cause des femmes autochtones disparues et assassinées. Photo : CBC

Elle s’est inspirée de l’histoire de Tina Fontaine, une autochtone de 15 ans, issue de la Première Nation Sagkeeng, au Manitoba, dont le corps a été retrouvé enveloppé dans une housse de couette lorsqu’elle a été repêchée dans la rivière Rouge, à Winnipeg, en août 2014.

Son histoire m’a vraiment touchée. J'ai l'impression qu'elle est l’un des visages majeurs du problème.

Charla Sylvester, étudiante en photographie

En février, les jurés ont reconnu Raymond Cormier non coupable du meurtre au second degré de Tina Fontaine, relançant par la même occasion le débat sur le système de justice canadien.

« D'autres filles sont retrouvées au fond des rivières, enveloppées, et j'ai pensé que la meilleure façon de le dénoncer, c’était d’utiliser le drapeau canadien comme sac mortuaire », ajoute la photographe.

La jeune femme souhaite attirer l'attention sur les problèmes auxquels sont confrontés les peuples autochtones du Canada.

À défaut d’avoir l’éloquence souhaitée, elle s’est tournée vers la photographie pour canaliser ses pensées.

« Je suis heureuse que cela se propage et que cela ouvre la discussion », a-t-elle déclaré.

Charla Sylvester ne compte pas s’arrêter là et souhaite dévoiler de nouvelles photos à mesure que ses compétences s’améliorent.

Avec les informations de Rhiannon Johnson

Avec les informations de CBC

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Société