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Bernard Landry, artisan de la paix des braves, « grand ami des Cris »

Le grand chef du Grand Conseil des Cris, Ted Moses, et le premier ministre du Québec, Bernard Landry.
Le premier ministre du Québec, Bernard Landry et Ted Moses, grand chef du Grand Conseil des Cris se félicitent après avoir signé la paix des braves le 7 février 2002, à Waskaganish, au Québec. Photo: La Presse canadienne / JACQUES BOISSINOT
Radio-Canada

Avec sa « paix des braves », l'ancien premier ministre Bernard Landry, décédé mardi, a ouvert la voie à une nouvelle relation avec les Autochtones du Québec. Divers hommes politiques autochtones, du député néo-démocrate Romeo Saganash au chef Ghislain Picard, ont tenu à rendre hommage à ce « grand ami des Cris ».

Un texte de Laurence Niosi

« La paix des braves fut la plus grande contribution à la réconciliation entre nos peuples, avant même que le mot soit populaire, j’en suis encore reconnaissant à ce jour pour ce geste courageux », écrit le député de la circonscription Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou à Radio-Canada.

« Il aura marqué un tournant sans précédent dans les relations Cri-Québec, il était un grand ami des Cris, un ami respecté », ajoute le politicien, lui même cri de Waswanipi.

Le gouvernement cri a pour sa part écrit sur son compte Twitter :  « La province, ainsi que la nation crie, a perdu un homme de grande vision et un ami. Condoléances et paix à la famille et aux amis de M. Landry. »

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), Ghislain Picard, a également tenu à se prononcer à la suite de la mort de l'ancien chef du Parti québécois.

« En mon nom et au nom des Chefs de APNQL, mes sympathies à la famille de Bernard Landry. Notre plus grand respect à la mémoire de ce "brave" dans les relations entre le Québec et les Premières Nations », écrit-il sur le compte Twitter du siège permanent des dirigeants de 43 communautés autochtones.

Signé en 2002, l’accord historique prévoit un versement de 4,5 milliards de dollars aux Cris de la Baie-James, de même qu'une autonomie accrue, en échange de la fin de certaines revendications territoriales.

Sur les ondes de Radio-Canada, l'ancien premier ministre libéral Jean Charest a salué « l'audace » de M. Landry, qui « a lui-même conduit les négociations » avec Ted Moses, grand chef du Grand Conseil des Cris.

« Ça a permis de débloquer un certain nombre de projets, comme le projet de barrage Eastman-1 [dans le Nord-du-Québec] », a-t-il souligné.

M. Landry a souvent affirmé que la paix des braves était un exemple à suivre pour le Canada, qui devrait selon lui offrir le même type d'entente aux autres nations autochtones.

Pendant la campagne électorale au Québec, le premier ministre François Legault s'est engagé à s'inspirer de l'accord historique signé avec les Cris pour conclure de nouvelles ententes avec les autres nations. Une promesse qu'il a réitérée mardi en rendant hommage à Bernard Landry au foyer de l'Assemblée nationale.

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