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Épidémie de suicides au Nunavik : « On ne peut plus se fermer les yeux » – Michèle Audette

On voit une rue de Puvirnituq. Deux personnes, vues de dos, marchent.
La petite communauté de Puvirnituq Photo: Courtoisie Nancy Vaillancourt
Radio-Canada

Pour la commissaire à l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) Michèle Audette, la vague de suicides qui secoue le Nunavik est à relier au racisme et à la violence systémiques que subissent les Autochtones.

La commissaire Audette a réagi mardi lors de l’émission Gravel le matin, sur ICI Radio-Canada Première, à la nouvelle publiée par le quotidien La Presse selon laquelle 10 personnes se sont suicidées cette année dans la communauté Puvirnituq, au Nunavik, dans le nord du Québec. Une communauté qui regroupe 1800 personnes, dont la quasi-totalité de la population est inuite.

Entrevue d'Alain Gravel avec Michèle Audette

À l’échelle de Montréal, un tel nombre de suicides équivaudrait aux suicides de 11 000 Montréalais, rappelle le quotidien de la rue Saint-Jacques.

Selon Michèle Audette, « la violence systémique, le colonialisme, le manque d’estime de soi », seraient à la base de la catastrophe humaine que vivent les Inuits de Puvirnituq.

Les solutions, pour la commissaire Audette, passent par un meilleur soutien aux familles. « Il faut beaucoup de travailleurs sociaux, de psychologues, beaucoup de gens en santé mentale et beaucoup plus d’aînés qui ont suivi ce chemin-là. »

Michèle Audette affirme que Puvirnituq devrait suivre l’exemple de la communauté innue d’Ekuanitshit (Mingan), sur la Côte-Nord, qui interdit la vente d’alcool, mais qui possède aussi plusieurs programmes pour soutenir la population.

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