•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La police autochtone en Ontario dépassée par la crise des opioïdes

Des comprimés d'oxycodone et d'acétaminophène.

Des comprimés d'oxycodone et d'acétaminophène

Photo : La Presse canadienne / Graeme Roy

Radio-Canada

La dépendance aux opioïdes fragilise le service de police de Nishnawbe-Aski au nord de l'Ontario, la plus grande force policière des Premières Nations du pays. Pour son chef, Terry Armstrong, la situation est comparable à la « conduite d'une voiture sans volant ».

Appelé à témoigner lors du premier jour des audiences de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) qui se déroule cette semaine à Québec, M. Armstrong rappelle que son service de police souffre d’un sous-financement chronique depuis les deux dernières décennies.

« On continue de s’accrocher, mais ce n’est pas une façon de fonctionner. Ce n’est pas sécuritaire », a-t-il dit.

Également présent aux audiences, Mike Metatawabin, président du conseil d'administration du service de police de Nishnawbe-Aski, a affirmé que le sous-financement empêche la police de faire du travail préventif au sein des communautés.

Pour illustrer ses propos, le président n'hésite pas à montrer du doigt la crise des opioïdes qui se répand dans toute la région. « Nous ne faisons qu'éteindre les incendies », a-t-il ajouté.

« Des conséquences dévastatrices sur les communautés »

Dans un cri du cœur, M. Metatawabin a appelé les autorités à augmenter les services ciblant les dépendances aux opioïdes. « Ils ont des conséquences dévastatrices sur les communautés », a-t-il répété tout en expliquant qu’il est important de comprendre pourquoi tant de jeunes décident de se tourner vers les opioïdes.

Le président a raconté que les grands-parents doivent maintenant quitter leur travail pour s’occuper de leurs petits-enfants, parce que les parents sont devenus dépendants aux opioïdes.

« Nous sommes en train de perdre nos jeunes mères. Nous devons faire quelque chose », a-t-il dit. Il déplore d’ailleurs que les recommandations issues d’enquêtes comme celle sur les femmes et les filles autochtones ne soient pas contraignantes, ce qui empêche les changements nécessaires.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Société