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Il ne reste que 170 locuteurs de la langue kutenai au Canada

Entrée du collège tribal amérindien de Salish Kootenai

Entrée du collège tribal amérindien de Salish Kootenai

Photo : CBC

Radio-Canada

Selon l'UNESCO, la moitié des 6000 langues connues sur la planète auront disparu avant la fin du siècle. En ligne de mire, le Canada, qui compte plus de 70 idiomes autochtones dont plusieurs sont aujourd'hui considérés en voie de disparition. C'est le cas du kutenai, la langue amérindienne la moins parlée au pays, avec seulement 170 locuteurs.

Un texte de Ismaël Houdassine

Langue isolée dans le paysage autochtone, le kutenai (kootenai, ktunaxa) n’est rattaché à aucune autre famille linguistique amérindienne. Depuis une cinquantaine d’années, cet idiome complexe et multimillénaire du peuple Kootenays connaît un déclin inexorable.

Autrefois parlé par des dizaines de milliers de locuteurs, le kutenai est dorénavant pratiqué par une poignée de personnes (principalement les aînés) du sud de la Colombie-Britannique. Les experts craignent son extinction totale d’ici une trentaine d’années.

D’après les dernières données compilées par Statistique Canada en 2016, le kutenai fait partie des langues les moins parlées au Canada aux côtés du haïda, autre dialecte autochtone de Colombie-Britannique également en grand danger de disparition.

Des fonds pour sauver les langues autochtones

Même si la Colombie-Britannique possède la plus grande diversité linguistique autochtone au Canada avec 34 idiomes uniques et plus de 90 dialectes représentant 60 % de toutes les langues autochtones du pays, la province connaît une crise majeure. En effet, moins de 6000 personnes y parlent l’une des 34 langues amérindiennes.

Dans son budget de 2018, la Colombie-Britannique a d’ailleurs débloqué une subvention de 50 millions de dollars au Conseil culturel des Premières Nations afin de redonner vie aux langues autochtones minoritaires.

Au niveau fédéral, le premier ministre Justin Trudeau a déjà promis que son gouvernement déposera un projet de loi (prévu cet automne) sur les langues autochtones afin d'assurer la préservation, la protection et la revitalisation des langues des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

À l’orée de 2019, année internationale des langues autochtones, l'UNESCO rappelle que les deux tiers des langues autochtones parlées au Canada sont « menacées », tandis que l'autre tiers est considéré comme « vulnérable ».

Colombie-Britannique et Yukon

Autochtones