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Un premier sommet pour réunir les municipalités et les Premières Nations du Québec

L'hôtel de ville de Montréal.

Le sommet se tient mercredi matin à l'hôtel de ville de Montréal.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les municipalités du Québec espèrent que le premier Sommet des Premières Nations et des municipalités sur la réconciliation permettra d'établir un dialogue à long terme avec les communautés autochtones situées à proximité des milieux urbains.

Un texte d'Anouk Lebel

La rencontre, qui se tient mercredi à l'hôtel de ville de Montréal, réunira les maires d'une cinquantaine de municipalités et d'une trentaine de Premières Nations, de la Montérégie à la Côte-Nord, en passant par l'Abitibi-Témiscamingue et le centre du Québec.

Les Premières Nations et le monde municipal travaillent déjà ensemble sur le terrain, affirme le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers. Le but de la rencontre est d'aller plus loin en créant « un point central entre les Premières Nations et les municipalités, d'asseoir tout le monde autour de la même table », explique-t-il.

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a déjà organisé des rencontres avec huit municipalités et des centres d'amitié autochtones, d'abord à La Tuque, en octobre 2016, puis à Val-d'Or, en mars 2018. Ce premier sommet ratisse plus large et permettra de poursuivre les échanges de bonnes pratiques, estime le président de l'UMQ, Alexandre Cusson.

Le fédéral et le provincial ont un rôle à jouer, mais la réconciliation, ça se passe aussi sur le terrain, avec les municipalités.

Alexandre Cusson, président de l'Union des municipalités du Québec

La rencontre se déroulera à huis clos pour assurer la « fluidité des échanges », précise Camille Bégin, relationniste à la Ville de Montréal. Les discussions se dérouleront jusqu'à midi, à la suite d'une présentation de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et des appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR).

Un avant-midi de discussions, ce n'est pas beaucoup, reconnaît M. Demers, mais « c'est une première étape ». « Il faut être capable tout de suite de fixer la date de la prochaine rencontre », dit-il.

« C'est un bon début vers la réconciliation », croit Régis Pénosway, chef du Conseil des Anicinapek de Kitcisakik, une communauté située près de Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue. « On ne peut pas réunir tout ce beau monde seulement pour une rencontre protocolaire. »

« L'idée, c'est de savoir si on veut avoir un projet commun avec les municipalités », explique de son côté Mike McKenzie, chef de la communauté innue de Uashat-Maliotenam, près de Sept-Îles, sur la Côte-Nord. L'histoire de l'occupation du territoire des Premières Nations au niveau des régions demeure méconnue, selon lui.

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