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L’Institution Kiuna offre un nouveau programme en langues autochtones

Photo : Institution Kiuna

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'occasion de sa huitième rentrée scolaire, l'Institution Kiuna lance son nouveau programme collégial en Arts, lettres et communication – option langues autochtones.

Un texte de Gabrielle Paul

Le programme s’adresse autant à ceux qui souhaitent acquérir des connaissances de base dans une langue des Premières Nations qu’à ceux qui veulent approfondir leur langue maternelle.

Les langues autochtones d’abord enseignées seront l’innu, l’attikamek et l’abénaquis.

« En abénaquis, nous avons seulement des classes de débutant, mais en attikamek et en innu, nous avons des étudiants dont c'est la langue maternelle », souligne la directrice associée de l'établissement, Prudence Hannis.

Selon l’Institution Kiuna, le programme est également tout indiqué pour les personnes qui souhaitent travailler dans les communautés et qui veulent apprendre la langue pour mieux intervenir auprès de la population.

L’offre de cours du programme pourrait cependant être élargie, selon les demandes des étudiants. Déjà, Kiuna souhaite rendre disponible une autre option à ce programme dès l'automne prochain.

« Il y aura certainement des options cinéma et littérature, nous avons constaté un intérêt [des étudiants] et nous avons les ressources nécessaires », soutient Prudence Hannis.

Onze étudiants forment la première cohorte d'Arts, lettres et communication – option langues autochtones. Environ 60 étudiants fréquentent Kiuna.

Nouveaux enseignants

Afin de donner les cours figurant dans ce nouveau programme, cinq enseignants se joignent à l’Institution Kiuna cette année.

La poète originaire de Pessamit, Joséphine Bacon, sera l’enseignante de langue innue et l’une des premières diplômées de Kiuna, Claudie Ottawa enseignera la langue attikamek.

L’auteur du premier dictionnaire français-abénaquis, Philippe Charland, sera l’enseignant de langue abénaquise.

En collaboration avec le Cégep de Jonquière, Kiuna avait lancé un programme en journalisme pour les Premières Nations pour lequel il n’a reçu aucune inscription.

La directrice associée croit que l'accessibilité de ce programme doit être mieux mise en valeur.

« Il faut montrer que le programme ne mène pas nécessairement vers les grands médias, ça peut être intimidant, dit-elle. Les gens peuvent suivre la formation et continuer de travailler dans les radios communautaires. »

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