•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une murale d'Alanis Obomsawin à Montréal

La cinéaste Alanis Obomsawin lors d'une entrevue accordée à Catherine Perrin, le 2 octobre 2017.

À 85 ans, la cinéaste Alanis Obomsawin continue de militer pour l'amélioration du sort des Premières Nations.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Arsenault

Radio-Canada

Après Leonard Cohen, c'est au tour d'Alanis Obomsawin de se voir consacrer une murale au centre-ville de Montréal. L'organisme MU a récemment lancé un appel de candidatures pour trouver des artistes autochtones qui réaliseront la fresque en hommage à la cinéaste, militante et chanteuse abénaquise de 85 ans.

Un texte de Laurence Niosi 

« On a dressé une liste des grands Montréalais et Mme Obomsawin est sur notre liste depuis toujours. On lui a parlé du projet l’année dernière et elle était très émue par cet hommage », affirme la directrice de MU, Elizabeth-Ann Doyle.

Cinéaste documentaire prolifique et parmi ceux qui se sont le plus distingués au pays, Alanis Obomsawin présentait récemment son 50e film pour l’Office national du film, Le chemin de la guérison. Cette année également, son seul et unique album Bush Lady (1988) a été réédité en vinyle par la maison de disque montréalaise Constellation Records.

Les oeuvres cinématographiques de Mme Obomsawin abordent souvent des revendications sociales et politiques des Autochtones, que ce soit la crise d’Oka ou encore la lutte pour la reconnaissance de droits traditionnels.

La murale sera la 20e de la série Bâtisseurs culturels montréalais, qui existe depuis 2010. L’année dernière, MU avait inauguré dans le cadre de cette série une immense murale de l’artiste Leonard Cohen, un an après sa mort.

Artistes autochtones recherchés

Pour réaliser la murale, MU cherche des artistes – peintres ou muralistes – autochtones. Cette décision de donner une vitrine exclusivement à des artistes inuits ou issus des Premières Nations allait de soi, affirme la directrice de MU. « Pour moi, c’était la base », dit-elle.

La fresque sera réalisée dès septembre dans l’arrondissement Ville-Marie, plus précisément dans le district Peter-McGill où réside Mme Obomsawin depuis longtemps.

Les murales prennent généralement de six à huit semaines pour être réalisées.

L’organisme montréalais MU a créé une centaine de murales à travers la ville depuis 2007.

Autochtones

Arts