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Femmes autochtones : nouvelle démission à l'enquête nationale

Melodie Casella, à droite, est la dernière à démissionner de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. (ENFFADA)
Melodie Casella, à droite, est la dernière à démissionner de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. (ENFFADA) Photo: Chris Corday / CBC
Radio-Canada

Une autre membre du personnel de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) a démissionné, citant comme raison de son départ une prolongation qu'elle estime beaucoup trop courte.

Melodie Casella était la responsable de la santé à la commission. Elle est aussi membre d'une famille qui a vécu un grand deuil : sa cousine, Cheryl Ann Joe, a été sauvagement assassinée dans le Downtown Eastside de Vancouver.

Mme Casella a déclaré que la prolongation de six mois de l'Enquête nationale - insuffisante, selon elle - était l'une des principales raisons pour laquelle elle a démissionné.

« J'ai l'impression que la prolongation a causé beaucoup de tort à des familles comme la mienne », a dit Casella.

Selon elle, l'échéancier serré ne permettra pas à l'enquête d'en arriver aux causes profondes des disparitions et des assassinats.

Les commissaires demandaient deux ans. Au lieu de cela, l'Enquête aura six mois de plus pour terminer ses travaux.

Critiquée par les familles notamment, l'Enquête a été secouée par des dizaines de démissions et de licenciements depuis ses débuts en 2016.

Un porte-parole de l'Enquête nationale n'a pas voulu commenter spécifiquement la démission de Mme Casella. « Comme pour toutes les organisations, le personnel ne demeure pas constant et, tout au long du mandat de l'Enquête nationale, les employés choisissent de se joindre à l'équipe et, parfois, de partir pour diverses raisons », a-t-il souligné.

Mme Casella a soumis sa lettre de démission le 4 juillet et son dernier jour de travail était le 6 juillet. Une « décision difficile », dit-elle.

Elle affirme par ailleurs avoir connu des problèmes de paiement. Embauchée comme assistante sociale en juillet 2017, elle a été promue quelques mois plus tard au poste de gestionnaire de la santé. Mais son salaire n'a jamais changé et elle n'a pas reçu de paiement de rétroactivité, déplore-t-elle.

Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées
Avec les informations de CBC

Nations métisses et autochtones

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