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De la Nouvelle-Zélande au Nunavik : enseigner la danse maorie à Kangiqsujuaq

Ray Totorewa, un Autochtone originaire de la Nouvelle-Zélande, anime un atelier de danse maorie à des jeunes inuits de Kangiqsujuaq.
Ray Totorewa, un Autochtone originaire de la Nouvelle-Zélande, anime un atelier de danse maorie à Kangiqsujuaq, à l'été 2017. Photo: Mary Pilurtuut
CBC

15 000 km. C'est la distance approximative que parcourront deux Autochtones originaires de la Nouvelle-Zélande pour se rendre à Kangiqsujuaq, un village inuit de plus de 700 habitants, où ils animeront vendredi un atelier de danse maorie.

Ray Totorewa, un Autochtone maori de Tauranga, situé au nord de la Nouvelle-Zélande, en sera à sa quatrième visite dans le village inuit. Accompagné de son collègue maori Ereura Kawe, il se rendra dans le parc national de Pingualuit avec 20 jeunes pour leur apprendre les rudiments du haka, une danse traditionnelle maorie.

« Haka »
En langue maorie, « haka » signifie à la fois « danser » et « faire ». Cette danse, qui se pratique en chantant, se décline en plusieurs styles. Certains hakas renvoient à des rituels guerriers, funéraires ou cérémoniels. À travers le mouvement et le chant, il permet d’extérioriser plusieurs émotions.

« Nous venons d’une culture guerrière, en Nouvelle-Zélande, et dans mes enseignements et mes conversations avec les jeunes, je parle de ce que c'est que d'être un guerrier, a mentionné Ray Totorewa lors d’une entrevue à CBC. Défendre ce qui est juste : se battre pour sa famille et se battre pour la santé de sa communauté. »

Des jeunes Inuits sont assis sur un rocher avec leur professeur de danse maorie au parc national de Pingualuit, à l'été 2017.Des jeunes Inuits sont assis sur un rocher avec leur professeur de danse maorie, Ray Totorewa, au parc national de Pingualuit, à l'été 2017. Photo : Mary Pilurtuut

L'enseignement de Ray Totorewa s'articule autour de l'importance de l'identité.

 Si nous ne connaissons pas notre identité et qui nous sommes, alors quelqu'un d'autre nous donnera une identité qui, la plupart du temps, est basée sur des mensonges. 

Ray Totorewa

Un atelier qui combine les cultures inuite et maorie

Pour y transposer des éléments de la culture inuite, les jeunes accompagneront leurs mouvements de danse de chants en inuktitut.

Ray Totorewa souhaite que cet atelier permettra aux jeunes Inuits de gagner en autonomie et de réaliser qu’ils peuvent combattre les maux de la société responsables de la destruction des familles et des communautés.

Des jeunes inuits effectuent une randonnée vers le cratère du parc national de Pingualuit, au Nunavik.Des jeunes Inuits effectuent une randonnée vers le cratère du parc national de Pingualuit, au Nunavik. Photo : Mary Pilurtuut

Selon la coordinatrice de cet atelier et directrice du parc national Pingualuit, Mary Pilurtuut, ce projet a vu le jour grâce au financement de l’Administration régionale Kativik, l’organisation à but non lucratif Brighter Futures et le programme Ungaluk pour des communautés plus sûres.

 L’enseignement [de Ray Totorewa] vise à se défendre soi-même et à défendre sa famille et sa communauté, peu importe les défis auxquels on fait face. 

Mary Pilurtuut

Tout comme l’année dernière, les jeunes pourront aussi chasser, pêcher, se balader dans la nature et faire du kayak.

D'après les informations de Teevi Mackay de CBC North

Nations métisses et autochtones

Société