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Un premier jeu de société inspiré de la culture inuite

Des planches de jeu en hexagones et le logo de Nunami.
Nunami, qui signifie « sur la terre » en inuktitut, est un jeu de société qui devrait être en vente l'an prochain. Photo: Courtoisie / Thomassie Mangiok

Thomassie Mangiok, un Inuit d'Ivujivik au Nunavik, a créé Nunami, le premier jeu de société inspiré de la culture des Inuits.

Thomassie Mangiok a toujours aimé les jeux de société et souhaitait que la culture inuite soit représentée dans l’un d’eux.

C’est grâce à son ordinateur, une imprimante 3D, du ruban adhésif et une boîte de carton qu’il a conçu les prototypes de Nunami durant ses temps libres.

« J’ai eu la chance d’avoir accès à des outils grâce à mon travail dans le graphisme », explique celui qui a auparavant créé des jeux pour les appareils mobiles.

Nunami, qui signifie « sur la terre » en inuktitut, se joue à deux personnes et s’inspire de la culture inuite et des changements environnementaux dans l’Arctique.

Un homme barbu pose à l'extérieur.Le créateur de Nunami, Thomassie Mangiok, vit à Ivujivik au Nunavik. Photo : Courtoisie / Thomassie Mangiok

« À ma connaissance, il s’agit du premier jeu culturellement approprié aux Inuits », croit le créateur.

« Le but est de gagner avec l’aide de l’autre, ce qui ressemble davantage à la culture inuite que la façon habituelle de jouer », souligne-t-il.

Comment jouer

Le jeu a trois principales composantes : des planches hexagonales qui représentent des terres, des cartes triangulaires qui ont des propriétés variées et d’autres cartes qui sont les points de jeu.

Il y a deux manières de gagner à Nunami, soit en accumulant suffisamment de points, soit en ayant la majorité des cartes sur les bases en hexagone.

« Les joueurs peuvent avoir le rôle d’un humain ou de la nature, soit les animaux et les plantes », explique M. Mangiok.

Thomassie Mangiok dit que le but du jeu n’est pas d’avoir le contrôle sur les terres, mais d’avoir le plus d’influence sur celles-ci.

« C’est impossible d’être trop présent sur les planches parce que les ressources vont manquer. C’est mieux de partager et que personne ne meure de faim. Comme dans la vie, l’humain a besoin de la nature et la nature a besoin de l’humain. »

Développer le concept

Thomassie Mangiok espère pouvoir développer son jeu en ajoutant de nouveaux lots de cartes inspirées de légendes inuites, une occasion d’ajouter un côté familial à son projet.

« Je vais demander à ma mère de se charger des prochaines illustrations. Je voudrais aussi impliquer ma fille qui étudie en design graphique », dit-il.

Les instructions sont présentement rédigées en anglais, mais il voudrait pouvoir les traduire en inuktitut.

Thomassie Mangiok tient une campagne Kickstarter pour financer la production de Nunami.

Si les fonds récoltés sont suffisants, il croit pouvoir rendre son jeu accessible l’an prochain.

Jusqu’à maintenant, 241 personnes ont donné plus de 11 000 $. Le but de Thomassie Mangiok est d’atteindre les 70 000 $. La campagne doit prendre fin le 7 août.

Avec les informations de CBC

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