•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les tipis devant le palais législatif ne bougeront pas, disent les militants

Le camp de tipis au parc Wascana de Regina.
Jusqu'à ce qu'une entente soit conclue, les militants affirment qu'ils ne quitteront pas leur campement de protestation. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

À la suite d'une rencontre tant attendue entre les représentants du campement « Justice pour nos enfants volés » et le gouvernement de la Saskatchewan, les militants ont affirmé, mardi, que les tipis installés devant le palais législatif resteront en place tant qu'une entente officielle ne sera pas conclue entre les deux parties.

Leur déclaration a été rendue près de 130 jours après avoir installé leur campement de protestation et après s’être entretenus lundi avec le gouvernement au Centre de gouvernance du Traité 4, à Fort Qu'Appelle.

Mardi matin, les militants ont décrit un certain nombre de changements qu’ils ont exposés lors de la rencontre et qu’ils attendent du gouvernement.

Ils demandent que la province revoie le processus selon lequel les enfants autochtones sont placés en familles d'accueil. Trop d'enfants, défendent-ils, sont séparés de leurs parents biologiques.

Les protestataires ont fait part de leurs demandes aux cinq ministres présents, dont les ministres de l'Éducation, Gord Wyant, de la Justice, Don Morgan, des Services sociaux, Paul Merriman, des Services centraux, Ken Cheveldayoff, et le ministre responsable des Affaires des Premières Nations, Warren Kaeding.

Les militants souhaitent que la rencontre de lundi soit la première d’une série de discussions entre les deux parties. Ils disent avoir demandé au gouvernement de ne pas démanteler le camp.

De son côté, le ministre de la Justice, Don Morgan, a déclaré que si les manifestants veulent rencontrer les ministres à nouveau, ils doivent faire un geste de bonne foi et démonter leurs tipis.

Le camp « Justice pour nos enfants volés » a été mis sur pied le 28 février dernier dans la foulée des verdicts de Gerald Stanley et Raymond Cormier acquittés dans les morts de Colten Boushie en Saskatchewan et Tina Fontaine au Manitoba.

Le camp avait été démantelé par les autorités le 18 juin, mais des tipis sont réapparus trois jours plus tard.

Saskatchewan

Autochtones