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Doug Ford prié de garder le ministère des Relations avec les Autochtones

Le premier ministre désigné Doug Ford, tout sourire

Le premier ministre désigné Doug Ford

Photo : La Presse canadienne / Tijana Martin

Radio-Canada

Alors que Doug Ford et son Cabinet seront assermentés vendredi, un chef autochtone presse le nouveau premier ministre de ne pas réduire la taille de son Conseil des ministres sur le dos des Premières Nations.

Le chef régional ontarien sortant Isadore Day, qui représente 133 chefs de la province, a écrit une lettre à ce sujet à M. Ford.

L'équipe de transition des conservateurs a fortement laissé entendre que le PC réduirait la taille du Cabinet, qui comptait jusqu’à 30 membres sous les libéraux, par mesure d’économie budgétaire.

Lorsque viendra le temps de considérer la place du ministère des Relations avec les Autochtones dans un plus petit Cabinet que celui du gouvernement précédent, je vous presse de continuer à avoir un ministre [pour ce portefeuille].

Isadore Day, chef régional ontarien sortant

M. Ford n’a pas voulu prendre d’engagement à ce chapitre lorsque la question lui a été posée la semaine dernière.

Traités et développement

Photo d'un homme autochtone portant un couvre-chef avec des plumes Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef régional ontarien Isadore Day à l'Assemblée législative de l'Ontario

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

La création d’un ministère consacré aux affaires autochtones était une recommandation de l’enquête publique sur le drame d’Ipperwash.

M. Day affirme que le fait d’avoir un ministère à part entière est une « approche qui a connu du succès au cours des dernières années sous le gouvernement libéral ».

Il ajoute qu’il serait problématique pour le nouveau gouvernement de répondre aux revendications autochtones, en matière de traités notamment, si les négociations étaient menées par le ministère qui s’occupe du développement des ressources naturelles, par exemple.

Appuis politiques

L’ancien ministre libéral des Affaires autochtones Michael Bryant dit que l’abolition du ministère exposerait l’Ontario à une plainte en matière constitutionnelle.

S’il n’y avait jamais eu de ministère des Affaires autochtones, ce serait une chose, dit-il. Enlever un ministère qui existe déjà, c’est autre chose.

Pour la chef néo-démocrate Andrea Horwath, l'abolition du ministère des Relations avec les Autochtones enverrait un « signal très, très inquiétant ».

Avec les informations de CBC

Toronto

Politique provinciale