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L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador demande de retarder la légalisation de la marijuana

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, lors des audiences de la commission Viens jeudi.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard

Photo : Radio-Canada / Anouk Lebel

Radio-Canada

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) exige qu’Ottawa retarde la légalisation du cannabis, accusant le fédéral de manquer à ses promesses de consulter les Premières Nations.

« En dépit des multiples engagements du gouvernement Trudeau à l’égard des Premières Nations, Métis et Inuits, force est de constater son indifférence face à ses obligations, notamment en matière de consultation », soutient dans un communiqué le chef de l’APNQL, Ghislain Picard.

L’organisation politique autochtone compte maintenant sur le Sénat pour retarder le processus législatif menant à la légalisation du cannabis.

« Devant l'indifférence du premier ministre du Canada et de son gouvernement, nous nous tournons vers les membres du Sénat qui semblent plus sensibles aux défis qui frappent à notre porte, incluant le cannabis », lance Ghislain Picard.

L'APNQL s’en prend du même souffle à l’entente entre Ottawa, les provinces et les territoires en ce qui concerne le partage de revenus tirés de la vente de la marijuana.

À notre connaissance, aucune disposition n'a été prise par le gouvernement fédéral pour que les Premières Nations participent activement à la distribution équitable de ces revenus pour contrer notamment les graves répercussions de la légalisation du cannabis sur les citoyens des Premières Nations et leurs communautés.

AuteuGhislain Picard, Chef l'APNQL.

L'APNQL craint en particulier les conséquences de la légalisation du cannabis sur les services de santé des communautés.

« Sommes-nous les seuls à voir venir la vague et à ne pas être outillés adéquatement pour y faire face? », conclut Ghislain Picard.

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