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Catherine Boivin reçoit le prix Manitou-Kiuna

Une Atikamekw est peinte de symboles tribaux et a des paillettes dorées dans ses cheveux.

Catherine Boivin est originaire de la communauté de Wemotaci de la nation Atikamekw.

Photo :  Facebook

Radio-Canada

L'artiste multidisciplinaire atikamekw Catherine Boivin est la lauréate du prix Manitou-Kiuna 2018 remis par l'Institution Kiuna.

Ce prix existe depuis l’an dernier et a pour objectif d’encourager la persévérance des diplômés de Kiuna qui continuent leurs études dans le domaine artistique à l’université.

« Notre but est vraiment de célébrer nos étudiants », a affirmé la directrice associée de Kiuna, Prudence Hannis. « L'art demeure une priorité pour nous », a-t-elle poursuivi.

La lauréate est une diplômée de 2016 de Kiuna, qui se démarque dans l'art visuel et qui étudie actuellement à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) en Arts visuels et médiatiques.

« Catherine Boivin est une artiste émergente très impliquée dans le milieu », a souligné Prudence Hannis.

Pour souligner cette reconnaissance, Catherine Boivin a reçu un tableau de l'artiste abénakise et wendate Christine Sioui-Wawanaloath. L'oeuvre est remplie de symboles puissants.

Un tableau rempli de symboles autochtones est posé sur un chevalet où il est inscrit le nom de la lauréate du prix Manitou-Kiuna 2018, Catherine Boivin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'artiste Christine Sioui Wawanaloath a peint expréssement ce tableau pour le prix Manitou-Kiuna.

Photo :  Facebook

Elle rassemble l'ombre d'un oiseau-tonnerre, emblème de l'ancien collège Manitou, un visage représentant la lauréate, et une patte d'ours qui symbolise Kiuna et la sagesse.

De Wemotaci à Montréal

Catherine Boivin avait la passion de l'art en elle depuis longtemps, mais Kiuna a été l'élément déclencheur de ses créations.

« Je n'y prêtais pas vraiment attention quand j'étais plus jeune, dit-elle. C'est à Kiuna que j'ai commencé à penser sérieusement aux arts. »

C'est d'ailleurs un orienteur qu'elle a rencontré là-bas qui l'a poussée à entreprendre son certificat à l'UQAM.

L'Atikamekw s'exprime par plusieurs formes artistiques. De la vidéo et la photographie jusqu'à la sculpture, en passant par la peinture, Catherine Boivin veut « se réapproprier l'image autochtone », qu'elle a vue beaucoup trop stéréotypée par le passé.

« Les femmes autochtones disparues ou assassinées sont l'une de mes principales sources d'inspiration », soutient-elle.

Catherine Boivin a quitté sa communauté de Wemotaci en 2012, mais elle souhaite y retourner avec l'aspiration de devenir enseignante en arts

Les arts omniprésents

À l’Institution Kiuna, les arts sont partie prenante du cursus scolaire de niveau collégial, selon sa directrice associée. « Nous intégrons les arts dans tous les cours, de la littérature à l’anglais. Des œuvres tapissent également nos murs ».

L’an dernier, le prix Manitou-Kiuna a été remis à Terry-Randy Awashish, également un artiste multidisciplinaire de la nation Atikamekw, diplômé de Kiuna en 2014.

Nations métisses et autochtones

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