•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Violence contre les femmes autochtones : il faut agir, dit l'ONU

La rapporteuse spéciale chargée de la question de la violence contre les femmes Dubravka Simonovic

La rapporteuse spéciale chargée de la question de la violence contre les femmes Dubravka Simonovic

Photo : OSCE/Micky Kroell

Radio-Canada

En visite à Ottawa, la rapporteuse spéciale des Nations unies estime que le Canada doit s'attaquer de façon urgente aux problèmes liés à la violence à l'égard des femmes et des filles autochtones.

Selon Dubravka Simonovic, la violence contre les femmes au Canada demeure un « grave problème systémique ».

La rapporteuse spéciale chargée de la question de la violence contre les femmes présentait lundi ses conclusions préliminaires à Ottawa au terme d'une visite de 13 jours au Canada.

Sa visite consistait à examiner la violence envers les femmes en général au pays. Toutefois, elle a passé beaucoup de temps à parler spécifiquement des mesures immédiates qui devraient être prises pour assurer la sécurité et le bien-être des femmes et des filles autochtones.

« Les femmes autochtones des communautés des Premières Nations, de même que les Métis et les Inuits, sont désavantagées au sein de leurs sociétés et dans le cadre du système », a-t-elle écrit dans son énoncé de fin de mission.

« Les femmes autochtones sont confrontées à la marginalisation, à l'exclusion et à la pauvreté en raison de formes de discrimination institutionnelles, systémiques, multiples et croisées qui n'ont pas été traitées de manière adéquate par l'État », ajoute-t-elle.

En particulier, elle a déclaré que le Canada devait s'attaquer aux causes profondes qui mènent à des niveaux disproportionnés de violence contre les femmes et les filles autochtones.

Être Autochtone et femme, un risque

Pendant sa visite au Canada, Mme Simonovic a rencontré divers représentants des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, des institutions indépendantes et des conseils consultatifs.

Elle a visité des refuges pour femmes et des établissements correctionnels. Elle a également tenu une conférence téléphonique avec la commissaire en chef de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, Marion Buller.

Tout en félicitant le gouvernement d'avoir mis en place une enquête nationale, la rapporteuse a également déclaré que d'autres mesures devaient être prises. Ces actions « sont nécessaires, et pourraient être exécutées maintenant, indépendamment, si l'enquête nationale se termine bientôt ».

Le Canada doit se pencher « maintenant » sur les questions telles que le nombre élevé d'enfants autochtones dans le système de protection sociale et sur la surreprésentation des femmes autochtones dans le système pénitentiaire, dit-elle.

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nations métisses et autochtones

Société