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Savoirs traditionnels et modernes cohabitent à l'Expo-Sciences Autochtone

Des kiosques d'information dans un gymnase.

L'Expo-Science autochtone du Québec a lieu à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

La 18e Expo-Sciences Autochtone Québec bat son plein à Val-d'Or, où des centaines de jeunes issus de 17 communautés autochtones et de 9 nations présentent leurs projets, où les savoirs traditionnels et modernes se côtoient.

Un texte de Thomas Deshaies

Layla Ottawa Black et Danaick Flamand Dubé, de Manawan, ont choisi de concevoir un remède à base d'une glande de castor pour guérir des blessures aux ongles. Tout comme elles, un bon nombre de participants s'inspirent des sciences autochtones pour leur projet.

Le chef de l'Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, qui était présent à la cérémonie d'ouverture de l'événement, a rappelé l'importance des savoirs traditionnels. « L'Expo-sciences permet de démontrer qu'il y a une complémentarité entre la science telle qu'on la connaît, telle qu'on la définit aujourd'hui dans le contexte contemporain, et les connaissances traditionnelles de nos peuples », a-t-il affirmé.

Si ce n'était pas des connaissances traditionnelles, Jacques Cartier et ses hommes seraient morts du scorbut.

Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador

Il déplore toutefois la difficulté à obtenir une reconnaissance politique des savoirs traditionnels. « La difficulté c'est sur le plan politique, de faire en sorte que cette notion soit enfin reconnue, on éprouve des difficultés », a-t-il mentionné.

Un homme pose pour la caméra devant un kiosque d'information.

Ghislain Picard

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaires

Une grande première

L'Expo-sciences se tenait pour la première fois dans une université et en dehors d'une communauté autochtone, explique le président de l'Association québécoise autochtone en science et en ingénierie (AQASI), Marc Lalande, qui organise l'événement. « Pourquoi? On veut montrer à nos jeunes à quoi ressemble une université et leur montrer qu'ils pourraient être ici dans quelques années », s'est-il exclamé.

Un homme pose pour la caméra, souriant.

Marc Lalande, président de l'Association québécoise autochtone en science et en ingénierie (AQASI)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le juge en chef de la compétition, Michel Brascoupé, explique que l'objectif de l'événement est d'éveiller l'intérêt des jeunes pour les sciences. « Si on peut semer cette graine dans leurs esprits, puis qu'ils vont dans les sciences, que ce soit ingénierie, les sciences sociales, les sciences de santé ou quoi que ce soit, on va avoir accompli une grande étape dans la vie des jeunes », souligne-t-il.

Samian, président de l'événement, a passé la journée a rencontré les jeunes. « Ces jeunes ont tellement à nous apprendre. C'est vraiment un échange extrêmement riche. Je me nourris beaucoup de ces jeunes, en fait », a-t-il affirmé.

Favoriser les échanges

Michel Brascoupé, qui s'implique dans l'événement depuis 2004, se réjouit de la qualité des projets présentés. « La qualité des projets, c'est vraiment exceptionnel. D'une année à l'autre, on voit les progrès que les enfants font », martèle-t-il.

Une élève présente son kiosque d'information à l'Expo Sciences.

Cette élève, Mélory Verreault, s'est intéressée aux méthodes de conservation.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Des groupes d'élèves provenant de plusieurs écoles de la région ont visité l'exposition et échangé avec les exposants provenant des quatre coins du Québec.

L'objectif de l'événement était aussi de créer des liens entre les communautés. « On veut aussi changer les mentalités des non-autochtones vis-à-vis les autochtones. Il se fait des belles choses dans les communautés », souligne Marc Lalande.

Le rappeur Samian sourit à la caméra.

Samian, porte-parole de la 18e Expo-Science autochtone

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Abitibi–Témiscamingue

Éducation