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Intérêt croissant pour le Salon du livre des Premières Nations

Salon du livre des Premières Nations 2016

Salon du livre des Premières Nations 2016

Photo : Courtoisie Salon du livre des Premières Nations

Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La dramaturgie autochtone est célébrée pour cette sixième édition du Salon du livre des Premières Nations. Cette année, une vingtaine d'artistes sont à découvrir ou à retrouver pendant trois soirs et deux jours à Wendake, au Québec.

Si on lui avait dit lors du lancement du premier Salon du livre des Premières Nations que l'événement prendrait une telle ampleur en si peu de temps, le directeur général Louis-Karl Picard-Sioui se serait pincé le bras.

Je vais être bien honnête, je ne croyais pas qu'on ferait quatre, cinq, six éditions. Je n'aurai probablement pas imaginé au début être rendu à ce stade, mais on avait cette volonté là. Celle de promouvoir la littérature autochtone, de la diffuser alors qu'elle était en pleine émergence.

Une citation de :Le directeur général du Salon du livre des Premières Nations, Louis-Karl Picard-Sioui

En six ans, l'événement est passé d'une soirée et une journée d'un salon littéraire typique à trois soirées et deux jours de prestations, d'entrevues, de discussions avec le public, de tables rondes, de dédicaces, « un véritable festival littéraire », s'exclame-t-il.

Le directeur du Salon du livre des Premières Nations, Louis-Karl Picard-SiouiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le directeur du Salon du livre des Premières Nations, Louis-Karl Picard-Sioui

Photo : Courtoisie salon du livre des Premières nations

À ses débuts, le salon a accueilli 150 visiteurs, mais l'an dernier ce sont quelque 800 personnes qui se sont rendues à l'Hôtel-Musée Premières Nations de Wendake pour le volet salon et à la Maison de la littérature de Québec pour les spectacles littéraires.

Il y a plus d'auteurs mais aussi plus d'intérêt de la part du public qui nous suit chaque année, et ce ne sont pas seulement des gens de la grande région de Québec. Les visiteurs viennent de Montréal, d'Obedjiwan, de Sherbrooke, de Gatineau pour assister à ce salon à échelle humaine. Il y a des solidarités qui se développent et les gens ont hâte de voir les nouveaux auteurs ou revoir leur coqueluche.

Une citation de :Louis-Karl Picard-Sioui

Parmi les invités, plusieurs habitués : Joséphine Bacon, Naomi Fontaine, Natasha Kanapé Fontaine, Virginia Pésémapéo Bordeleau ou encore Yves Sioui-Durand. Pour ce lauréat du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle, ce salon est une « initiative extraordinaire et absolument nécessaire ».

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Photo : La Presse canadienne

Jusqu'à tout récemment, il y avait très peu d'ouverture et de place pour la littérature autochtone, elle était même particulièrement ignorée. Mais elle est en développement depuis 10-15 ans et il y a une nécessité d'avoir un salon spécifique pour la littérature des Premières Nations. C'est une littérature qui doit être de plus en plus partagée [...] c'est un lieu de rupture de l'ignorance ».

Une citation de :Le dramaturge autochtone, Yves Sioui-Durand

Un spectacle rendra hommage à Yves Sioui Durand.

De nouveaux auteurs seront aussi présents. Julie Kurtness qui vient de publier son premier roman est ravie de participer à ce salon même si, s'empresse-t-elle de préciser, le sujet de son livre ne porte pas nécessairement sur des « enjeux ou sujets habituellement associés aux Premières Nations ». Ravie aussi de rencontrer ses pairs et de discuter avec eux.

JD Kurtness, auteure innue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

JD Kurtness, auteure innue.

Photo : Courtoisie Sébastien Lozé

La jeune femme innue a participé aussi au Salon du livre de Montréal, mais celui de Wendake, avec son public, son lieu et son ambiance, sera différent, assure-t-elle.

Le Salon de Montréal est gros et il y a beaucoup de gens, mais le danger, c'est d'être un parmi une mer d'auteurs et de maisons d'édition, donc je pense que le Salon du livre des Premières Nations va mettre plus l'accent sur une célébration de la littérature autochtone. C'est plus niché.

Une citation de :L'auteure innue, Julie Kurtness

Quelques auteurs anglophones seront présents, dont Drew Hayden Taylor, auteur et humoriste ojibwé dont la pièce In a World Created by a Drunken God (Talonbooks, 2006) a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général, tout comme son roman Motorcycles & Sweetgrass.

La littérature en langues autochtones est, par contre, relativement absente. « Il existe très peu de littérature en langues autochtones pour différentes raisons », explique Louis-Karl Picard-Sioui. Public restreint, des langues qui sont à bout de souffle. Mais quelques livres seront tout de même sur les tablettes, notamment le dernier recueil de poésie de la poète crie originaire du Manitoba Rosanna Deerchild, qui participera au salon.

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