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  • Le calumet de la paix de Pierre Elliott Trudeau

    Le Parti vert présente sa plateforme électorale en vue des élections provinciales de septembre 2019.

    Radio-Canada

    Le 9 août constitue la Journée internationale des peuples autochtones de l'ONU. L'année 2017 marque également le 10e anniversaire de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Au Canada, c'est en 1983 que les Autochtones ont signé pour la première fois un document constitutionnel. À cette occasion, le premier ministre Pierre Elliott Trudeau avait fumé le calumet de la paix. Rappel d'une image qui a marqué les esprits.

    L’obligation de tenir une conférence constitutionnelle sur les droits des Autochtones fait partie de la Loi constitutionnelle de 1982. Le 15 mars 1983 s’engage donc à Ottawa la première conférence constitutionnelle sur l’inclusion des droits des peuples autochtones dans la Charte canadienne.

    Notre extrait d’archives montre la cérémonie du calumet de la paix qui se tient lors de l’ouverture officielle de la conférence. Alex Skead, un sage ojibwé de la réserve de Portage-aux-Rats, au nord de l’Ontario, tend le calumet de la paix au premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau. Le calumet est utilisé par les Autochtones du Canada et de l’Amérique pour sceller des alliances ou pour décréter la paix entre deux tribus ou puissances.

    L’entente de la conférence ne portera que sur un point : se réunir à nouveau dans l’année qui suit afin de poursuivre les discussions entamées. Malgré ce mince progrès, les Autochtones se montrent assez satisfaits de la conférence. Pour la première fois, il y a enchâssement dans la Constitution d’un mécanisme de suivi pour assurer les droits des Autochtones, des Inuits et des Métis du pays. Également, la publicité autour de l’événement a fait connaître leurs positions et les injustices dont ils ont été victimes.

    Modification de la Constitution en faveur des droits des Autochtones

    • En 1979, 300 Autochtones rendent visite à la reine d'Angleterre pour lui faire part de leurs revendications et s'assurer du respect de leurs droits avant que le rapatriement de la Constitution soit signé.
    • Avant avril 1982, le Parlement britannique reproche au Canada le traitement qu'il réserve aux Autochtones et condamne le fait que la nouvelle Constitution canadienne restreigne encore davantage leurs droits.
    • En mars 1983, une conférence constitutionnelle fédérale-provinciale aborde l'inclusion des droits des peuples autochtones dans la Charte canadienne
    • Même si René Lévesque refuse de reconnaître l'entente, il participera aux prochaines conférences dans l'intérêt des nations autochtones. Lévesque est prêt à négocier avec les Autochtones du Québec mais en dehors du contexte fédéral.
    • Les regroupements autochtones et inuits ne présentent pas tous les mêmes revendications lors de la conférence sur les droits des Autochtones. L'une des demandes fait cependant consensus : accorder le statut d'Autochtone aux femmes.
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