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Enquête sur les femmes autochtones : des familles incertaines de leur participation

Des portraits de femmes et filles autochtones disparues et assassinées

Des portraits de femmes et filles autochtones disparues et assassinées

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des familles de victimes ne sont pas encore certaines de participer à l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

La Coalition des femmes autochtones disparues et assassinées du Manitoba, un groupe de familles de victimes, a organisé une rencontre à Winnipeg samedi pour discuter de l’enquête. Les participants ont soulevé certaines inquiétudes sur le processus, et la façon dont les proches et les survivants traumatisés seront traités.

La réunion d’environ quatre heures s’est tenue à huis clos.

Selon Hilda Anderson-Pyrz, coprésidente de la coalition, ces familles doivent avoir la certitude que leur implication dans l’enquête nationale en vaudra la peine.

« Elles ont besoin d’être assurées que leurs voix seront entendues, d’une manière efficace et significative », a-t-elle expliqué après la rencontre de samedi.

Sandra DeLaronde, également coprésidente de la coalition, ajoute qu’une des principales préoccupations de ces familles est que l'enquête se déroule dans un cadre qui ne tient pas compte des traditions et coutumes autochtones.

C'est la seule chance que nous allons avoir et si ce n'est pas fait correctement, nous aurons perdu cette opportunité.

Une citation de : Sandra DeLaronde, coprésidente de la Coalition des femmes autochtones disparues et assassinées du Manitoba

« Toujours dans le noir »

Plus de 30 personnes ont assisté à cette rencontre selon Sue Caribou, une des participantes. Plusieurs membres de sa famille ont été assassinées et d’autres ont disparu.

« Nous sommes toujours tenus dans le noir », regrette-t-elle.

Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées 

Suite à une réunion avec les commissaires de l'enquête à Winnipeg plus tôt cette année, la coalition avait envoyé 43 questions aux responsables de l'enquête. La Presse canadienne a obtenu une copie de ces questions et des réponses, de la main de participants à l'événement de samedi.

La coalition demande, par exemple, si les commissaires et le personnel de l’enquête recevront une formation qui tient compte spécifiquement des traumatismes. Le groupe demande aussi comment l'enquête joindra les familles et les survivants qui habitent dans les communautés isolées ou du Nord, et ceux qui n'utilisent pas Internet ou les médias sociaux.

Les responsables de l'enquête ont répondu que les commissaires, les administrateurs et la plupart des membres du personnel seraient formés en juin 2017. Ils indiquent aussi que l'enquête travaille encore sur une stratégie de sensibilisation qui pourrait inclure des « affiches et des podcasts dans les stations de radio locales ».

L'enquête a récemment reporté, puis annulé, une série de consultations régionales qui devaient justement permettre de répondre à des questions des familles, et aider à déterminer les enjeux qui devraient être traités lors de la tenue des audiences.

Peu de temps?

L’enquête, par ailleurs, prévoit de terminer ses travaux d’ici décembre 2018.

Sheila North Wilson, la grande chef de l'organisation MKO qui représente les Premières Nations du nord du Manitoba, pense qu’il n’y aura peut-être pas suffisamment de temps pour accomplir le travail de façon significative.

« Le plus grand besoin, immédiat, que j’identifie, c’est que nous devons fournir de meilleures ressources et opportunités à nos femmes, nos filles et nos familles », dit-elle.

Avec les informations de James Turner

 
Avec les informations de La Presse canadienne

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