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La situation des peuples autochtones est « plus qu’inacceptable »

Même s’ils ne constituent qu’environ 3 % de la population adulte canadienne, les délinquants autochtones représentent 26 % de tous les délinquants incarcérés pour l’exercice 2015-2016.

Même s’ils ne constituent qu’environ 3 % de la population adulte canadienne, les délinquants autochtones représentent 26 % de tous les délinquants incarcérés pour l’exercice 2015-2016.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En déposant son rapport de mi-mandat, le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, a eu des mots sévères envers le gouvernement fédéral quant au traitement que celui-ci réserve aux Premières Nations.

Si le vérificateur général plaide pour de meilleurs services aux citoyens en général, il souligne à gros traits la disparité persistante des services et des programmes qui touchent les peuples autochtones du Canada.

Après plus d’une décennie d’audits, il constate qu’un manque d'information et des programmes mal adaptés ont affecté les contrevenants autochtones.

Le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson

Le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson

Photo : Sean Kilpatrick/CP

Ce sont des programmes qui ne prennent pas en compte le bagage sociohistorique lié aux Autochtones et les employés ne sont pas non plus formés de façon à prendre en compte ce contexte.

Une citation de Michel Ferguson

Le vérificateur général soutient qu’un leadership concerté axé sur la résolution de problèmes, d’abord au niveau fédéral, mais également aux niveaux provincial, territorial et des Premières Nations, est nécessaire, sans quoi, souligne-t-il, « le pays continuera de dilapider le potentiel et les vies d’une forte proportion de sa population autochtone ».

Les délinquants autochtones représentent une part croissante des délinquants sous responsabilité fédérale.

Les délinquants autochtones représentent une part croissante des délinquants sous responsabilité fédérale.

Photo : Rapport du vérificateur général du Canada

Le vérificateur général s’est également penché sur la préparation des détenus autochtones à la remise en liberté. Leur surreprésentation derrière les barreaux est un fait connu au pays, et le rapport relate qu’ils sont beaucoup moins nombreux à avoir bénéficié d’une libération conditionnelle que les détenus non autochtones lors de l’exercice 2015-2016 (31 % contre 48 %).

De plus, des programmes de réinsertion sociale sont disponibles, mais ils ne leur sont pas offerts en temps opportun. Le vérificateur général constate qu’en moyenne, les détenus des Premières Nations ont obtenu une cote de sécurité plus élevée que les autres détenus. Il recommande notamment à Service correctionnel Canada de considérer l’utilisation d’outils supplémentaires servant à attribuer ces cotes de sécurité et de meilleures directives pour prendre en compte les antécédents sociaux des autochtones.

Parmi les prisonniers autochtones relâchés, 50 % proviennent d’institutions à sécurité moyenne ou maximale, sans avoir jamais avoir obtenu de libération conditionnelle. Ils sont donc renvoyés directement dans la société, sans avoir pu passer par un processus de réinsertion graduelle et supervisée. Je crois que c’est préoccupant.

Une citation de Michael Ferguson
La capacité des pavillons de ressourcement était très inférieure au nombre de détenus autochtones dans toutes les régions du Canada en 2015-2016

La capacité des pavillons de ressourcement était très inférieure au nombre de détenus autochtones dans toutes les régions du Canada en 2015-2016

Photo : Rapport du vérificateur général du Canada

Un autre rapport, celui-là sur les revendications particulières des Premières Nations, tape aussi sur les doigts du ministère des Affaires autochtones et du Nord. « Des changements ont été apportés sans consulter les Premières Nations, et nous constatons maintenant que certaines réformes ont en fait créé des obstacles au règlement des revendications », dénonce Michael Ferguson.

Tant d’exemples qui mènent le vérificateur général à implorer les comités parlementaires à s’assurer que les changements revendiqués par son bureau aient bien lieu, en invitant régulièrement ministères et organismes à comparaître, « jusqu’à ce qu’il soit clair que les changements requis pour améliorer les services à la population ont été faits. »

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