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De remarquables oubliés - Levi General Deskaheh

De remarquables oubliés - Levi General Deskaheh
Radio-Canada

Levi General est né en 1873 dans la réserve de Grand River en Ontario, de parents fermiers. Il est l'aîné de huit enfants, membres du clan des Ours du peuple des Six-Nations.

Éduqué à l'école élémentaire dans la religion chrétienne, il pratique la religion de ses ancêtres de la maison-longue. Il parle cinq dialectes iroquois ainsi que l'anglais. Au sortir de l'école, il part travailler aux États-Unis comme bûcheron, mais un accident le force à rentrer chez lui. Il se marie avec une Métisse. Ils ont quatre filles et cinq fils, et vivent des produits de leur ferme.

Un honnête homme

Levi General est un Indien qui a réussi. En 1917, cet excellent orateur est intronisé chef héréditaire de son peuple, c'est-à-dire « Deskaheh », à une époque où le gouvernement canadien reconnaît le droit aux Iroquois de se gouverner de manière autonome.

Un militant infatigable

Au début de la Première Guerre mondiale, le gouvernement canadien met fin à cette cohabitation et décide d'assimiler les Indiens, de force si nécessaire. De 1921 à 1925, Levi General Deskaheh multiplie les démarches auprès du gouvernement canadien à Ottawa, puis en Angleterre et jusqu'à Genève auprès de la Société des Nations (devenue l'Organisation des Nations unies). Il demande à cette instance internationale de reconnaître la souveraineté des Iroquois, les Haudenosaunee.

Courageux dans l'adversité

Deskaheh fait la promotion de son peuple aux dépens de sa santé, éloigné de sa famille et de son peuple, dépouillé de ses biens mobiliers et de ses titre et fonctions de chef, interdit de résidence au Canada. Il demeure fier et inébranlable devant l'injustice. Il affronte les refus et les trahisons de toutes parts et ne baisse jamais les bras.

Le cri du dernier espoir

Il revient à sa terre d'exil, les États-Unis, gravement malade, prononce un ultime discours et meurt quelques semaines plus tard, le 27 mars 1925, à Rochester dans l'État de New York, loin des siens. Il est inhumé au cimetière de la maison-longue cayuga de Sour Springs, dans la réserve des Six-Nations.

Références : bibliographie

• « Le long combat pour une reconnaissance internationale », de Pierre Lepage, tiré de l'ouvrage collectif Des peuples enfin reconnus, Les Éditions Écosociété, 1994.
• « Un objectif d'assimilation avoué », de Pierre Lepage, tiré de la revue Mythes et réalités sur les peuples autochtones, Éditions de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, réédition juin 2009.
• Deskaheh, iroquois stateman and patriot, Carl Carmer, (tiré du livre du même auteur,Dark trees of the wind, Sloan), Six-Nations Indian Museum Series, Akwesasne Notes, Mohawk Nation, Rooseveltown, N.Y., 1978.
• Basic call to consciousness, Akwsesne Notes, Summertown.
• Aboriginal Ontario, historical perspectives on the First Nations, d'Edward S. Rogers et Donald Smith, Ontario Historical Studies Series, Toronto, Canada, 1994.
• « Une assemblée des peuples autochtones du Canada », d'Aurélien Gill, Revue parlementaire canadienne, automne 2008.
• « Deskahe's London Lobby » et « The last speech of DES-KA-HEH », revue Ontario Indian, vol. 3, no 11, novembre 1980.

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